LE CHAT DE LA STREET T.V.

mardi 1 mars 2011

REVOLUTION : Terré dans Tripoli, le dirigeant libyen ne contrôle plus les champs de pétrole (vidéo)

Les champs de pétrole libyens seraient sous le contrôle de l'opposition, mais les exportations sont taries. Le Pentagone positionne des forces. Khadafi contrôle toujours Tripoli.


Après quatorze jours d'insurrection, l'opposition libyenne, regroupée sous l'égide d'un conseil national indépendant, contrôlerait désormais les principaux champs de pétrole, ainsi que l'essentiel du territoire libyen. Mouammar Kadhafi et les forces qui lui sont encore loyales seraient eux confinés à une partie de Tripoli et sa région. Aux abois, après quarante-deux ans de pouvoir sans partage, le dictateur essayait hier de reprendre la troisième ville libyenne, Misrata. « Mon peuple m'adore. Ils mourraient pour me protéger » a-t-il assuré à des médias étrangers.


La prise de contrôle des champs pétrolifères par l'opposition faisait dire hier au commissaire européen à l'Energie, Günther Oettinger, qu'une reprise des exportations était probable à court terme. Pourtant, les livraisons de brut libyen sont pratiquement arrêtées actuellement, a-t-on appris hier d'une source maritime. Le gisement Hamada a stoppé sa production et les gisements orientaux de Sarir, Nafoura et Misla ne fonctionnent qu'à la moitié de leur capacité.


La Libye, 17e producteur mondial de pétrole, avec 1,7 million de barils par jour (MBJ) sur un total mondial de 88 MBJ en janvier dernier, et 12e exportateur, avec 1,5 million de barils, presque exclusivement destinés à l'Union européenne, est un acteur important du marché pétrolier. Mais son absence peut facilement être compensée par l'utilisation de capacités tampons en Arabie saoudite. La flambée actuelle des cours du pétrole s'explique davantage par une crainte de déstabilisation des monarchies du golfe Persique que par l'absence de livraisons libyennes.

Un sommet européen


Confronté à la double menace de massacres à grande échelle et d'une vague de réfugiés, les pays occidentaux réfléchissaient, hier, à de nouvelles pressions. La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a souligné que «  toutes les options sont sur la table  ». La veille, elle avait offert « t oute l'assistance nécessaire  » des Etats-Unis à l'opposition libyenne, face à un dictateur accusé d'avoir fait tirer des avions sur des manifestants, ce qui serait passible de la Cour de justice internationale pour crime de guerre. Cette dernière a ouvert, hier, une enquête préliminaire sur les crimes commis en Libye. Le Pentagone a fait savoir hier qu'il positionnait des forces navales et aériennes autour de la Libye. Mais Hillary Clinton a exclut des frappes navales, tandis qu'un porte parole du Conseil national indépendant récusait toute «  ingérence ou intervention militaire extérieure », ajoutant que « le peuple libyen peut arriver tout seul » à renverser Kadhafi. Il accepterait cependant volontiers des renseignements ou l'instauration d'une interdiction de survol afin d'empêcher l'aviation de Kadhafi d'acheminer des mercenaires ou de procéder à des bombardements. Londres plaide pour cette option, mais Paris a prévenu qu'il n'agirait qu'avec un feu vert de l'ONU et de l'OTAN.

L'Union européenne réfléchit, pour sa part, à la possibilité de convoquer «  en fin de semaine  » un sommet extraordinaire, à la demande de Paris et Londres, selon l'Elysée. Les Vingt-Sept ont aussi annoncé hier leur propre sanctions contre le colonel Kadhafi et 25 membres de sa famille, deux jours après les Etats-Unis et l'ONU. Washington a indiqué avoir déjà bloqué 30 milliards de dollars d'actifs libyens.


source : Lesechos.fr





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