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lundi 11 avril 2011

CONSOMMATION : Ampoules basses consommation un danger pour la santé (vidéo)

Prévues pour remplacer d'ici fin 2012 les ampoules incandescentes, les lampes fluocompactes pourraient être dangereuses pour la santé.

Par Pablo René-Worms
 
Elles étaient présentées comme une des solutions les plus emblématiques de la politique européenne de réduction d'énergie, mais elles pourraient présenter un risque. Les ampoules à basse consommation sont-elles dangereuses pour la santé ? C'est en tout cas ce qui ressort d'une étude menée par la Commission de la sécurité des consommateurs (CSC). D'une durée de vie de 6 000 à 10 000 heures contre 1 000 pour les classiques, ces ampoules mises sur le marché pour leurs vertus écologiques sont censées remplacer à la fin de l'année 2012 celles à incandescence dans l'Union européenne ; les halogènes disparaissant, elles, du marché d'ici septembre 2016.
Un nouveau mode de consommation censé permettre d'économiser au niveau européen 80 térawattheures d'ici 2020, soit l'équivalent de la consommation annuelle en électricité de la Belgique. Elles permettraient également de réduire les émissions de CO2 d'environ 32 millions de tonnes par an. Un gain écologique et économique conséquent.
Risque sanitaire
Mais sur le plan sanitaire, la CSC pointe trois problèmes. Tout d'abord, les lampes à basse consommation contiennent du mercure, métal indispensable à leur fonctionnement. En quantité variable, de deux à cinq milligrammes - niveau réglementaire maximal - par ampoule, le mercure ne pose, selon la CSC, pas de problème "tant qu'il reste dans l'ampoule". Mais en cas de "casse de la lampe, on a pu mesurer des taux de mercure importants qui peuvent être de 100 microgrammes par mètre cube d'air". "Dans les cinq premières minutes, ce taux peut être de 250 microgrammes." Ce qui reste peu quand on sait que le taux accepté dans le milieu du travail pour une exposition de huit heures par jour, cinq jours par semaine et onze mois sur douze est de 50 microgrammes. La CSC note d'ailleurs qu'"aucun accident impliquant le mercure dans les lampes n'a été enregistré par l'Institut de veille sanitaire".
Autre problème, les ampoules à basse consommation, en raison des ondes électromagnétiques qu'elles émettent, peuvent perturber le bon fonctionnement des implants auditifs ou cardiaques, en cas d'une exposition prolongée à moins de 30 centimètres de celles-ci. Enfin, à l'instar des téléphones portables ou des micro-ondes, les lampes fluocompactes émettent des ondes pouvant provoquer "un léger réchauffement de température, des picotements et de légers maux de tête chez les gens sensibles" en cas d'exposition à moins de 30 centimètres.
La Commission européenne confiante
Des révélations qui ne semblent pas inquiéter outre mesure la Commission européenne qui pousse depuis le printemps 2007 pour que soient adoptées les lampes à basse consommation à travers l'Union européenne. Si la Commission dit "prendre le sujet très au sérieux", elle pointe le fait qu'une étude avait été commandée au Comité scientifique des risques sanitaires et environnementaux (CSRSE) en juillet 2010. Ce dernier avait conclu que "le risque sanitaire pour les adultes dû à la casse d'ampoules fluocompactes est peu probable", tout en admettant que les risques pour les enfants "ne peuvent pas être évalués en raison d'un manque de données scientifiques".
Pour la Commission européenne, les normes mises en place sont largement suffisantes pour garantir la sécurité des consommateurs. "La Commission européenne n'a aucune intention de toucher à la législation actuelle." On y considère que le bénéfice des lampes à basse consommation est bien trop important pour les sacrifier sur l'autel de quelques effets supposés néfastes, qui peuvent être aisément évités en prenant quelques mesures simples. Malgré tout, certaines précautions ont été prises. La quantité maximale de mercure autorisée sur les ampoules sera réduite à 2,5 mg en janvier 2013. Depuis septembre 2010, les fabricants doivent également indiquer sur leur site internet la conduite à suivre en cas de casse d'une ampoule. Une mesure suffisante pour éviter d'éventuels risques sanitaires ?
 source : Lepoint.fr



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