LE CHAT DE LA STREET T.V.

mercredi 22 juin 2011

FRANCE : Des drônes bientôt dans les rangs de la police en banlieue !!!

Présenté mardi à la ministre de l’Intérieur, le drone va faire partie intégrante du maintien…

C’est une recrue pas comme les autres. Le drone, engin volant muni de caméras, devrait bientôt faire son entrée dans la police. Présenté mardi à la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie au salon Milipol (Salon Mondial de la sécurité intérieure des états) et testé dès le mois de décembre, il sera bientôt partie intégrante des forces de maintien de l’ordre.


Elsa, l’engin retenu par le ministère de l’Intérieur, sera équipé de caméras à infrarouges.  Fabriqué par un consortium de PME françaises, il permettra de filmer et de retransmettre les informations récoltées au sol en temps réel. «Les drones serviront dans plusieurs types de missions: d’une part, ils pourront nous aider à préparer et sécuriser les interventions, explique Patrick Guyonneau, du service des technologies de sécurité au ministère de l’Intérieur. Par exemple, dans le cas d’une prise d’otages, les drones permettront de savoir où se trouvent les otages ou, si des forcenés sont retranchés, de les localiser. L’autre utilisation consistera, lors d’une manifestation par exemple, à en suivre le déroulement, à localiser des casseurs à garder une trace des délits commis.»

Des actions ponctuelles

Les drones permettront-ils d’identifier les casseurs? Seulement à posteriori, assure Patrick Guyonneau. «Si un délinquant commet un délit et qu’il est arrêté, les informations fournies permettront de vérifier que la personne arrêtée est bien celle qui a été filmée». Pas question, ajoute-il, de surveiller en permanence des lieux dits «sensibles». Les missions effectuées seraient ponctuelles, de 30 minutes environ.

La perspective de l’utilisation des drones provoque cependant de vives réactions. Interviewé sur France Info, Gilbert Roger, le maire (PS) de Bondy (Seine-Saint-Denis), a mis en cause le déploiement «au dessus de nos quartiers populaires» de «moyens militaires que l’on utilise en Afghanistan et en Irak» et qui montre que «le ministère de l’Intérieur ne fait pas confiance aux citoyens qui habitent nos quartiers».

Combien de «bourdons» ?

«Nous comprenons cette réticence, répond Patrick Guyonneau. C’est pourquoi nous préférons appeler l’appareil de son nom, Elsa (engin léger de surveillance aérienne) que «drone». Pour nous, il s’agit essentiellement de vérifier des informations. Cela n’a rien à voir avec les drones utilisés dans le domaine militaire, ayant des missions beaucoup plus longues et qui surveillent avec un a priori, pour voir s’il se passe quelque-chose.»
Combien de «bourdons» (la traduction de leur nom anglais) peupleront la France? Les «effectifs» ne sont pas encore déterminés. Ce pourrait être un drone par GIPN (groupement d’intervention de la police), un par compagnie de CRS ou par département, en fonction des besoins. Y aura-t-il des coins à drones» et des «sans drones»? Ce n’est pas tranché. Une chose est sûre: c’est une autre version, plus inattendue, de la police de proximité tant réclamée dans certains quartiers.
Les Drones, une utilisation à caractère militaire, enfin normalement…
Tous les habitants de Seine-Saint-Denis peuvent déjà constater que la police s’y comporte comme une armée d’occupation coloniale. Le mépris et l’impunité policiers avaient mis le feu en novembre 2005. Aujourd’hui, une nouvelle étape est franchie dans l’abjection policière, l’hystérie sécuritaire et la stigmatisation de la Seine-Saint-Denis: on nous envoie… des drones!
Ces engins militaires sont des sortes d’avion sans pilote. Ils servent à la surveillance des zones de combat mais aussi aux attaques ciblées. Les grands utilisateurs de drones sont les Etats-Unis (Irak, Afghanistan) et Israël (Palestine, Liban). Deux pays qui mènent ouvertement une politique coloniale et qui se torchent publiquement avec le droit international.La police va être dotée de ces engins et ils vont d’abord être déployés… en Seine-Saint-Denis! Ben voyons. Pourtant, un peu de surveillance du conseil d’administration d’EADS ou des patrons du MEDEF genre Gauthier-Sauvagnac, ça ne serait pas du luxe! Pourquoi les utiliser contre les habitant-e-s de Seine-Saint-Denis et pas contre les patrons et actionnaires voyous? Poser la question, c’est déjà y répondre…
Pendant les émeutes de novembre 2005, nous avions déjà eu droit aux hélicoptères à basse altitude. Maintenant les drones. Et ensuite? Un mur « de sécurité » comme autour de la Palestine, pour transformer le 93 en prison à ciel ouvert? Des bracelets électroniques pour tous et toutes? Le marquage au fer rouge des « ressortissant-e-s » du 93?
A n’en pas douter, les parlementaires capables de voter le fichage ADN et ethnique des étrangers et étrangères sont tout à fait capable d’avoir ce genre d’idées et de les mettre en oeuvre! La population « civile » (tout le monde sauf les politiciens professionnels, les flics, les militaires, les patrons et les gros actionnaires) est considérée comme ennemie par nos dirigeant-e-s. Car eux sont conscients de mener une guerre de classes. L’utilisation des drones en est la plus récente et tangible illustration. Alors que les médias aux ordres et les intellectuels-carpettes prétendent que la lutte des classes n’existe plus, la bourgeoisie, elle, sait qu’il n’en est rien et mène cette lutte avec une âpreté sans cesse renforcée. Il y a la classe des possédant-e-s, qui ont des drones, et la classe des exploité-e-s, que les drones surveillent. Des fois qu’il leur prenne l’envie de se révolter…







Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire