LE CHAT DE LA STREET T.V.

dimanche 24 juillet 2011

PALESTINE : La situation des enfants dans le système judiciaire militaire sioniste s'agrave

Le 19 juillet 2011, DCI-Palestine a soumis un rapport aux Nations-Unies : Avec leurs propres mots : rapport sur la situation des enfants palestiniens détenus dans le système judiciaire militaire israélien (juillet 2011).
C’est le deuxième rapport semestriel déposé par DCI-Palestine auprès des Nations-Unies traitant de la situation que connaissent les enfants palestiniens de Cisjordanie détenus dans les centres de détention militaires israéliens.
Le rapport couvre le semestre du 1er janvier au 30 juin 2011 et il se base sur les témoignages déposés sous serment par 45 enfants détenus durant cette période.
Dans 62 % des cas, les enfants étaient accusés d’avoir lancé des pierres. Les plaintes les plus fréquentes et les points inquiétants soulevés par les enfants dans leurs dépositions sous serment sont présentés dans le tableau ci-dessous :
Plaintes les plus fréquentes et
sujets de préoccupations
 :
 :
Nombre de cas  :
 :
Pourcentage
des enfants
Mains attachées  : 44  : 98 %
Yeux bandés  : 41  : 91 %
Violences physiques  : 39  : 87 %
Détentions en Israël en violation de l’article 76 de
la IV Convention de Genève
 :
 :
34  :
 :
76 %
Aveux pendant les interrogatoires  : 31  : 69 %
Arrestations entre minuit et 5 h  : 28  : 62 %
Violences verbales  : 27  : 60 %
Fouilles corporelles  : 25  : 56 %
Menaces  : 17  : 38 %
Transport étendus sur le plancher du véhicule  : 15  : 33 %
Documents signés ou montrés, rédigés en hébreu  : 13  : 29 %
Isolement solitaire  : 4  : 9 %
 :  :
Le rapport souligne aussi l’implication des colonies israéliennes dans le système, comme en témoigne le fait que dans 67 % des cas, les enfants disent avoir été maltraités par des soldats ou des policiers tout en étant détenus dans une colonie de la Cisjordanie occupée.
Chaque année, 700 enfants environ sont arrêtés, interrogés et détenus dans le système judiciaire militaire israélien, et les rapports sur les tortures et mauvais traitements sont monnaie courante.
(traduction : Info-Palestine.net)
Voir aussi : Ce qui se cache derrière l’arrestation des enfants palestiniens - Jillian Kestler-D’Amours

Briser le silence ... !

«  Si tu es neutre dans une situation d’injustice,
c’est que tu es du côté des oppresseurs !  »
Desmond Tutu
Comité pour une paix juste au Proche-Orient - Luxembourg
(PNG)

D’après le dernier bulletin de Defence for Children International/Section Palestine, il y avait 220 enfants palestiniens emprisonnés en avril 2011, dont 37 âgés entre 12 et 15 ans. Chaque année environ 700 enfants palestiniens sont détenus et poursuivis par les tribunaux militaires israéliens. L’acte d’accusation le plus souvent utilisé est “d’avoir jeté des pierres“. La grande majorité de ces enfants sont détenus en Israël, en contravention avec l’article 76 de la 4ème Convention de Genève.
Début avril des parlementaires britanniques Rapport intégral en visite dans la région avaient passé une matinée dans le Tribunal militaire de Ofer. La vue d’enfants amenés dans le Tribunal menottés et enchaînés avait amené le député Lord Dubs à s’adresser à la Chambre des Lords à son retour. Il y faisait part de son indignation concernant le traitement inhumain d’enfants terrorisés et l’arbitraire des accusations et des condamnations ne répondant à aucun critère de droit, ni israélien, ni international. Rapport : extraits Lord Dubs à aussi relevé que les interrogatoires n’offrent pas la sécurité d’enregistrement vidéo, que les délibérations en hébreu sont traduites en arabe d’une manière plus que hasardeuse et que les verdicts sont prononcés sur base de confessions non corroborées : quand un gosse risque 60 jours de prison parce qu’il aurait jeté des pierres contre un blindé israélien, on est en droit de se poser des questions. Pour Lord Dubs, ce processus d’humiliations n’a rien a voir avec la justice et la manière dont ces jeunes sont maltraités est en totale opposition avec le but pourtant affirmé par Israël de vouloir arriver à un règlement pacifique avec les Palestiniens. Il estime qu’Israël devrait appliquer des critères conformes aux droits humains dans leur manière de traiter les Palestiniens.
Toujours en Angleterre, l’Union Nationale des Enseignants, +/- 250.000 membres, a également adopté une motion en soutien des femmes et des enfants palestiniens prisonniers, et demande à ses dirigeants de mentionner cette cause à chaque occasion lors de rencontres internationales.
(GIF) Le 15 mars 2011, la sous-commission des Droits Humains du P.E. s’est penchée sur les conditions d’emprisonnement en Israël et dans les Territoires occupés. A l’issue de cette séance, le député P. de Rossa à fait un appel pour la libération immédiate des quelques 300 mineurs palestiniens emprisonnés comme pour la libération en phases successives des quelques 6 000 prisonniers adultes. Pour lui ces faits sont inadmissibles pour un État qui se veut démocratique. Il rappelle qu’il y a aussi une dizaine d’élus du Conseil Législatif Palestinien en prison et que 3 membres de ce même Conseil se sont réfugiés dans le centre de la Croix Rouge à Jérusalem pour éviter de se faire expulser de leur ville natale après leur libération. Il soutient aussi la demande internationale pour la libération du soldat Shalid détenu dans la Bande de Gaza et salue la condamnation sans équivoque, par le président palestinien Abbas, du meurtre de la famille Fogel de la colonie de Itamar. Si l’illégalité des colonies ne justifie en aucun cas de tels crimes, l’extension continuelle de ces mêmes colonies n’apportera pas non plus la paix que désire la très grande majorité des Palestiniens. Il a rappelé que depuis 1967, quelques 750 000 Palestiniens, dont 13 000 femmes et 25 000 enfants sont passés dans les geôles israéliennes.
DCI avait aussi fait parvenir à la sous-commission des Droits Humains des précisions sur les conditions d’interrogatoire et d’emprisonnement des enfants palestiniens, comportant mauvais traitements et torture.
* 27 % des enfants prisonniers sont forcés de signer des confessions en hébreu.
* 58 % des enfants sont emprisonnés en Israël, en contradiction avec l’article 76 de la 4ème Convention de Genève.
* 43 % des enfants ne sont pas séparés des détenus adultes.
* 55 % des enfants se plaignent par rapport à la nourriture, à l’eau et au logement
* La plupart ne reçoivent pas de visites familiales pendant les 3 premiers mois de leur détention, et aucun ne peut communiquer par téléphone avec sa famille.
* Les services d’enseignement dans les prisons sont insuffisants et parfois il n’y a pas d’enseignement du tout. Les enfants dans le centre d’interrogatoire et de détention Al Jalame près de Haifa sont systématiquement soumis aux mauvais traitements aggravés, consistant en positions contraignantes prolongées, privation de sommeil et détention en isolation.
DCI demande que tous les interrogatoires se fassent sous enregistrement vidéo et que plus aucun enfant ne soit emprisonné en Israël.
Début mai 2011, le Rapporteur Spécial de l’ONU pour les Territoires palestiniens, Richard Falk, interdit d’entrée dans les TPO par Israël !?, avait lui aussi fait part de ses préoccupations (Résumé en français) devant la détresse des enfants palestiniens. Pour lui, la communauté internationale ne «  devrait économiser aucun effort pour contraindre Israël de se conformer à ses obligations au regard du droit international humanitaire et des droits de l’homme » et « à mettre un terme à l’occupation illégale et prolongée » ainsi que de « respecter le droit d’auto-détermination du peuple palestinien ».
A nos politiciens aussi, de dire « en toute amitié, mais avec lucidité » à Israël de se comporter enfin en accord avec “ces valeurs communes“ que les uns et les autres prétendent partager !
Il est inadmissible d’évoquer « des raisons sécuritaires » quand on assiste « à cette guerre honteuse contre les enfants » Jonathan Cook (en français), notamment à Jérusalem-Est.
60 professionnels ont écrit en novembre 2010 aux responsables politiques israéliens pour mettre en garde contre les graves conséquences morales et physiques de ces maltraitances. Eux aussi refusent toute argumentation sécuritaire : ces sévices contre une population particulièrement faible ne servent ni le maintien de l’ordre, ni la sécurité : elles ne peuvent qu’attiser l’hostilité et la violence.
Même constat, sans appel, par une membre de l’ONG israélienne Machsom Watch Ofra Ben Artzi (en français) :
« La conclusion de mon expérience accumulée par mon groupe est claire et très pénible. Comme je le vois, ceux qui se préoccupent tant de la jeune génération des palestiniens ne croient pas à une solution politique. Nous avons ici une mesure bien planifiée qui constitue une étape dans une politique israélienne qui a comme objectif de continuer à soumettre les Palestiniens encore pendant un bon bout de temps. La politique de criminaliser des milliers de mineurs et de transformer quelques uns en collaborateurs et dénonciateurs fragmente et détruit la prochaine génération. Ce traitement préliminaire “cautérise la conscience“ de la jeune génération et les conditionne à affronter la vie adulte sous occupation, et non avec dignité dans leur propre État... Est ce que une de ces personnalités qui mettent en œuvre cette politique criminelle brisera le silence un jour ? »


source : infopalestine.com


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