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mercredi 20 juillet 2011

PALESTINE : Pendant que la Norvège soutient la candidature palestinienne d'un Etat libre l'Europe hésite

La Norvège soutient la candidature de la Palestine à l'Onu

Le ministre norvégien des Affaires étrangères a estimé ce lundi que la candidature de la Palestine aux Nations unies était «tout à fait légitime». Face au blocage des négociations de paix avec Israël, l'Autorité palestinienne cherche depuis plusieurs mois à «internationaliser» la recherche d'une issue au conflit proche-oriental.

Et son président Mahmoud Abbas, souhaite obtenir la reconnaissance d'un statut de membre à part entière des Nations Unies, lors de la prochaine Assemblée générale de l'Onu, prévue en septembre.

«Nous allons considérer avec beaucoup d'attention le texte qui sera proposé par les Palestiniens au cours de prochaines semaines», a déclaré le ministre norvégien, Jonas Gahr Stoere, à l'occasion d'une conférence de presse conjointe avec Mahmoud Abbas.
La chef de la diplomatie européen Catherine Ashton et le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah le 30 septembre 2010 (© AFP Majdi Mohammed)
  
Accors d'Oslo
«La Norvège estime qu'il est parfaitement légitime que le président de l'Autorité palestinienne se présente devant l'Onu avec une telle requête», a-t-il ajouté, précisant que parallèlement, la poursuite des négociations avec Israâl devait perdurer.

Le projet de l'Autorité palestinienne a très peu de chances d'aboutir puisque les Etats-Unis ont déjà fait savoir qu'ils utiliseraient leur veto au Conseil de sécurité.

La Norvège est très impliquée dans la tentative de résolution du conflit israélo-arabe, notamment depuis la signature des Accords d'Oslo, en 1993.

source : 20minutes.fr


Reconnaissance de la Palestine: l'UE préférerait ne pas décider

L'Europe a exhorté lundi le Quartette à créer les conditions d'une relance des négociations de paix israélo-palestiniennes, un vote à l'ONU en septembre sur la reconnaissance d'un Etat palestinien risquant de révéler au grand jour ses divisions internes.
Réunis à Bruxelles, les ministres européens des Affaires étrangères ont appelé le Quartette pour le Proche-Orient (ONU, Etats-Unis, Russie, UE) "à créer une perspective crédible à la relance du processus de paix".

«Progrès urgents nécessaires»

L'UE "continue de croire que des progrès urgents sont nécessaires en vue d'une solution à deux Etats", dit le texte, publié une semaine après l'échec d'une réunion à Washington entre la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, son homologue russe Sergueï Lavrov, le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon et la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.
Les travaux du Quartette en vue de déboucher sur une déclaration commune se poursuivent, a assuré lundi Mme Ashton. "Ce n'est pas facile parce que le but est de faire reprendre les pourparlers" israélo-palestiniens "et elle doit donc être très représentative" des différents intérêts.
"Il y a encore une marge de négociation possible. Je ne suis pas extrêmement optimiste sur les capacités d'arriver à un résultat, mais il faut saisir toutes les chances pour éviter (...) une impasse" en septembre à l'ONU, a admis le Français Alain Juppé en marge de la réunion de Bruxelles.

Perdant-perdant?

Les Etats-Unis ont menacé d'opposer un veto à une démarche unilatérale palestinienne. Plusieurs pays européens, comme l'Allemagne et l'Italie y sont aussi opposés. Mais d'autres, comme la France et l'Espagne, ont laissé entendre qu'ils pourraient éventuellement reconnaître un Etat palestinien.
Si la démarche a de grandes chances d'obtenir les deux-tiers de l'Assemblée générale de l'ONU, tout le monde risque d'y perdre, relève un diplomate européen.
Les Palestiniens parce que la reconnaissance à l'ONU ne changera rien sur le terrain et parce que le Congrès américain, pro-israélien, pourrait voter la suspension de ses aides. Israël et les Etats-Unis parce qu'ils seraient isolés. L'UE, enfin, parce qu'elle serait obligée d'étaler ses divisions au grand jour. C'est pourquoi sur ce point "les pays de l'UE réservent leur position pour le moment", a souligné le chef de la diplomatie britannique, William Hague.
Le président américain Barack Obama s'est nettement rapproché des positions européennes en prenant position en mai pour la première fois en faveur d'une solution à deux Etats définis sur les frontières d'avant la guerre du Kippour de 1967, avec d'éventuels échanges de territoires négociés.

Retour à 1947

Mais à Washington la semaine dernière, la Russie, l'ONU, et l'UE ont refusé une proposition américaine qui était "en train de déséquilibrer les paramètres de négociation que l'Europe avait proposé", a expliqué Alain Juppé.
Entre autres "problèmes", M. Juppé a cité "en particulier la mention d'un Etat juif". Cette revendication israélienne de reconnaître l'Etat hébreu comme un Etat juif inquiète les Palestiniens.
"Que je sache, aujourd'hui en Israël, il y a des Juifs mais il y a aussi des arabes", a relevé Alain Juppé.
Selon des diplomates, un compromis pourrait se dessiner autour d'une référence à une résolution de l'ONU de 1947, qui mentionnait déjà à l'époque des "Etats indépendants arabe et juif", tout en assurant qu'ils doivent respecter les droits de tous leurs citoyens. Mais la question de l'Etat juif n'est pas le seul problème, souligne l'un d'eux, en citant notamment la question de la poursuite de la colonisation, une question-clé pour les Palestiniens.
(Source AFP)

source : Liberation.fr

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