LE CHAT DE LA STREET T.V.

samedi 24 septembre 2011

FRANCE : Tristane Banon veut voir Strauss-Kahn aux Assises !!!


Près d'une semaine après l'intervention télévisée de Dominique Strauss-Kahn au 20 heures de TF1, et sa propre sortie du silence le lendemain sur Canal+, Tristane Banon, qui a porté plainte contre l'ancien patron du FMI pour tentative de viol, a apparemment décidé de maintenir la pression sur le terrain médiatique et sur la place publique, clamant haut et fort souhaiter que DSK soit jugé aux Assises.
A l'appel de la romancière et d'associations féministes, une centaine de personnes se sont rassemblées samedi 24 septembre à Paris, place du Châtelet, tout près du Palais de justice situé de l'autre côté de la Seine.
Accueillie par les applaudissements de cette petite foule, la jeune femme de 32 ans manifestement émue a déclaré devant quelques dizaines de journalistes "Je suis assez heureuse de voir que la justice suit son cours". "Ils ont décidé jusqu'à présent de traiter Monsieur Dominique Strauss-Kahn comme un justiciable comme un autre", a-t-elle estimé, espérant "que tout ça finira devant une Cour d'assises".
Sur le terrain judiciaire, maintenant que l'un et l'autre ont été entendus dans le cadre de l'enquête préliminaire de la brigade de répression de la délinquance contre la personne, vendredi le parquet de Paris a annoncé sa décision de confronter Banon et Strauss-Kahn. Elle l'accuse d'avoir tenté de la violer en février 2003 dans un appartement parisien. Lui a qualifié la scène d'"imaginaire", concédant aux policiers lui avoir fait "des avances", mais rien de plus.

Sans surprise, la perspective de cette confrontation n'enchante pas Tristane Banon, qui a confié à la presse "Evidemment j'ai peur. Evidemment, je ne vais pas dormis la veille". Cependant elle s'est dite confiante, "convaincue que la justice fera son travail".
Autour d'elle au Châtelet, on retiendra notamment la présence de sa mère, la vice-présidente du Conseil général de Haute-Normandie, Anne Mansouret, qui a déclaré "j'espère que ma fille ne se laissera pas impressionner, qu'elle fera face" et a prédit que DSK "n'en mènera pas large".
Claude Ribbe, le président du comité français de soutien à Nafissatou Diallo figurait aussi parmi les manifestants à qui il a lu un message de la femme de chambre du Sofitel New York, dont la plainte n'a finalement donné suite à aucune poursuite pénale, du fait de sa crédibilité jugée douteuse par le procureur Vance.
En substance, "Nafissatou Diallo est en ce moment, par le coeur ici, aux côtés de Tristane Banon (...), aux côtés de toutes les femmes de France qui réclament justice" a-t-il clamé, ajoutant qu'elle l'avait chargé de répéter qu'elle avait dit la vérité quant à l'agression dont elle affirme avoir été victime le 14 mai dans la tristement célèbre suite 2806 du Sofitel.
Parmi la centaine de manifestants, il faut bien le dire surtout des femmes, on a aussi noté la présence de l'écrivaine Christine Angot, de la présidente de l'association Paroles de femmes, Olivia Cattan, qui a réclamé que le délai de prescription en matière d'agressions sexuelles soit porté de trois à dix ans, ou encore de l'ancienne secrétaire nationale du PCF, Marie-Georges Buffet.
Après l'abandon des poursuites pénales aux Etats-Unis cette dernière avait estimé que "le refus de faire juger l'affaire" outre-Atlantique était "une mauvaise nouvelle pour la justice et une mauvaise nouvelle pour les femmes". Elle avait alors appelé à la vigilance, pour que cela "ne donne pas des ailes en France aux pourfendeurs d'une justice implacable envers les violences -sexuelles ou non- à l'encontre des femmes".




D'une certaine façon, c'est aussi le message que voulait faire passer Tristane Banon samedi. Comme sur Canal+ lundi soir; elle a répété : "Je n'avais rien à gagner. Ni une notoriété (que) je ne souhaite à personne, ni de l'argent." Si d'aventure elle devait percevoir une indemnisation, elle a annoncé qu'elle en ferait don à des associations, sa démarche visant uniquement à ce "que les choses changent et qu'il n'y ait pas d'autres Tristane Banon, car ce n'est pas drôle aujourd'hui d'être Tristane Banon".

source : metrofrance.com

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