LE CHAT DE LA STREET T.V.

lundi 31 octobre 2011

MONDE : Adhésion de la Palestine à l'Unesco: Les États-Unis ripostent

DIPLOMATIE - Les États-Unis ont annoncé la suspension de leur contribution au budget de l'Unesco...

Les Etats-Unis ont annoncé lundi la suspension de leur contribution financière au budget de l'Unesco après l'admission de l'Autorité palestinienne en tant que membre à part entière de l'organisation. La législation américaine ne laissait pas d'autre possibilité, a souligné Victoria Nuland, porte-parole du département d'Etat, ajoutant que le versement de 60 millions de dollars prévu en novembre n'aurait pas lieu.

La Palestine est devenue lundi en début d’après-midi membre à part entière de l'Unesco. La demande d'adhésion de l'Autorité palestienne, qui jouissait jusqu'à présent d'un statut d'observateur auprès l'agence des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco), a été validée par un vote au siège de l'organisation, à Paris. Ce vote, considéré comme historique par la Palestine, représente une nouvelle avancée vers sa reconnaissance internationale.

La demande d'adhésion de l'Autorité palestinienne à l'Unesco, où elle jouissait jusqu'à présent d'un statut d'observateur, a été validée par un vote au siège de l'organisation à Paris, par 107 voix contre 14 et 52 abstentions. Douze Etats n'ont pas participé au vote. La France a voté pour l'adhésion, alors qu'elle s'était abstenue lors d'un vote antérieur au Conseil exécutif, préalable au vote final. Le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine ont également approuvé son entrée. Les Etats-Unis, le Canada et l'Allemagne ont voté contre. Le Royaume-Uni s'est abstenu. Le vote s'est fini sous les applaudissements.

«Une tragédie pour l'Unesco»

Les Etats-Unis ont menacé, en cas de vote positif, de suspendre leur contribution financière à l'Unesco, qui représente aujourd'hui 22% du budget de l'agence. L'ambassadeur américain David Killion a simplement déclaré après le vote que la capacité des Etats-Unis à soutenir l'Unesco allait se «compliquer». Israël a réagi par la voix de son ambassadeur auprès de l'agence, Nimrod Barkan, qui a qualifié le vote de lundi de «tragédie pour l'Unesco».
Le président palestinien Mahmoud Abbas a déposé officiellement le 23 septembre une demande d'adhésion pleine et entière de l'Autorité à l'Organisation des Nations unies. La demande est toujours à l’étude par le Conseil de sécurité, où Washington détient un droit de veto. Mais l'Unesco était accessible aux Palestiniens quel que soit leur statut au sein de l'Onu en général. Le conseil exécutif de l'Unesco avait décidé début octobre que ses 193 Etats membres se prononceraient sur la demande d'adhésion palestinienne par un vote.

A Ramallah, le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad al Malki, avait déclaré dimanche à la Voix de la Palestine: «Ce succès, si nous l'obtenons, et avec une aussi large majorité, donnera une forte impulsion aux efforts que nous déployons pour obtenir le vote requis aux Nations unies».


source : 20minute.fr

dimanche 30 octobre 2011

PALESTINE : Benyamin Nétanyahou disposé à un gel limité des colonies en Cisjordanie

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou est disposé à un gel limité de la colonisation en Cisjordanie afin de favoriser la reprise des négociations avec les Palestiniens, rapporte, vendredi 21 octobre, le quotidien Haaretz.

Mais l'Autorité palestinienne du président Mahmoud Abbas, estimant cette proposition très insuffisante, a réitéré sa demande d'arrêt total de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est avant de reprendre les pourparlers de paix au point mort depuis plus d'un an.
 
Selon le Haaretz, citant un haut responsable israélien anonyme, M. Nétanyahou serait d'accord pour "geler la construction des bâtiments publics et sur les terres domaniales". En revanche, le premier ministre israélien n'a aucunement l'intention de stopper la construction "par des promoteurs privés sur des terres appartenant à des particuliers", ajoute le journal. Selon une récente étude palestinienne, la plupart (80 %) des implantations israéliennes en Cisjordanie sont installées sur des terres privées.
Interrogé par l'AFP, Mark Regev, porte-parole de M. Netanyahu, a souligné que "la position du Premier ministre n'a pas changé : il est prêt à des négociations directes de paix avec l'Autorité palestinienne sans condition préalable".

"IL A CHOISI LES COLONIES PLUTÔT QUE LA PAIX"

Côté palestinien, le négociateur Saëb Erakat a accusé M. Nétanyahou de "porter seul la responsabilité de la démolition du processus de paix". "Il a choisi les colonies plutôt que la paix", a-t-il répété. Pour reprendre les négociations, les Palestiniens réclament un gel de la construction en Cisjordanie et à Jérusalem-Est annexée, auquel se refusent les Israéliens, et demandent que toute discussion soit basée sur les lignes du 4 juin 1967, c'est-à-dire incluant la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est dont ils veulent faire leur capitale.

"Nous voulons entendre officiellement du gouvernement israélien qu'il accepte d'arrêter la colonisation dans tous les territoires palestiniens, y compris à Jérusalem, et de reconnaître les frontières de 1967", a déclaré M. Erakat. "Le gouvernement israélien sait fort bien comment nous contacter officiellement. Pour le moment, personne ne nous a rien dit", a-t-il ajouté.
Selon le Haaretz, la nouvelle proposition israélienne a été transmise mercredi à M. Abbas via la ministre des affaires étrangères colombienne Maria Angela Holguin en visite à Ramallah (Cisjordanie). M. Abbas s'est rendu très récemment en Colombie, membre non permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, pour tenter d'obtenir, en vain, un soutien à sa demande de reconnaissance d'un Etat de Palestine aux Nations unies. Mme Holguin a agi en tant qu'émissaire du président colombien, Juan Manuel Santos, dans un effort de médiation visant à relancer le processus de paix, suspendu depuis le refus d'Israël de prolonger un moratoire de la colonisation en Cisjordanie fin septembre 2010.
Toujours d'après le Haaretz, les efforts de médiation de la Colombie, qui entretient d'étroites relations avec Israël, ont reçu l'aval de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton. Aux yeux de la communauté internationale, les colonies sont illégales, qu'elles aient ou non été autorisées par le gouvernement israélien. Quelque 310 000 colons sont installés en Cisjordanie, ainsi que plus de 200 000 Israéliens dans des quartiers de colonisation juive à Jérusalem-Est occupé et annexé.

source : LeMonde.fr


lundi 17 octobre 2011

PALESTINE / FRANCE : Heureuse libération de Gilad Shalit : et Salah Hamouri ? (vidéo)


L’Association France Palestine Solidarité (AFPS) se félicite de la conclusion d’un accord aboutissant à la libération de Gilad Shalit et de 1027 prisonniers palestiniens.
« Nous avons une pensée pour toutes les personnes libérées et pour leurs familles. Nous voulons y voir une étape de la marche vers la réconciliation nationale palestinienne. » a déclaré Jean-Claude Lefort, président de l’AFPS. « Cette bonne nouvelle ne doit toutefois pas éclipser le fait que 5000 autres prisonniers politiques sont toujours détenus, dont un autre ressortissant français, Salah Hamouri, emprisonné depuis sept ans suite à un procès inique, ainsi qu’un grand nombre de députés et responsables politiques palestiniens. » a-t-il ajouté.
L’AFPS appelle les autorités françaises à agir pour la libération de notre compatriote franco-palestinien. Salah Hamouri, détenu arbitrairement depuis près de sept ans. Ce dernier, dont la détention doit se terminer en novembre, risque actuellement de voir sa peine rallongée de 140 jours sous l’effet de la loi dite « Shalit ».
L’AFPS exprime par ailleurs sa préoccupation face à l’aggravation récente des conditions de détention des prisonniers palestiniens. Parmi ces mesures figurent l’interdiction faite aux prisonniers palestiniens de poursuivre des études universitaires, l’interdiction à l’accès aux livres, l’intensification de la pratique de fouilles humiliantes sur les prisonniers, la limitation drastique du droit de visite, la mise à l’isolement des leaders palestiniens, et l’aggravation arbitraire des peines d’emprisonnement. Depuis le 27 septembre, plusieurs centaines de prisonniers palestiniens ont entamé une grève de la faim illimitée dans plusieurs prisons israéliennes pour protester contre ces punitions collectives, qui constituent une violation du droit international.

source : france-palestine.org


Salah Hamouri - France 2 ac F CLUSET et JF COPPE
par frenchstreettelevirtuelle




HOMMAGE : Le massacre du 17 octobre 1961 à Paris : « ici on noie les Algériens ! »



Le 17 octobre 1961 alors que la guerre d’Algérie touche à sa fin, le FLN appelle à une manifestation pacifique dans les rues de Paris pour dénoncer le couvre-feu raciste imposé quelques jours plus tôt aux Algériens et par extension à tous les Maghrébins (obligation d’être sans cesse isolé, et interdiction aux travailleurs algériens de sortir de 20h30 à 5h30, les cafés tenus par des musulmans doivent fermer à 19h...). Cette manifestation rassemble environ 30.000 personnes.
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Début de la manifestation pacifique le 17 octobre 1961 à Paris
Le préfet de police de Paris, Maurice Papon, qui a reçu carte blanche des plus hautes autorités, dont de Gaulle, lance, avec 7.000 policiers, une répression sanglante. Il y aura 11.730 arrestations, et peut-être beaucoup plus de 200 morts, noyés ou exécutés, parmi les Algériens.
Ce crime au coeur de l’État français n’a toujours pas été reconnu officiellement alors même que les partisans de la Nostalgérie prônent la promotion de l’oeuvre positive française durant la colonisation dans les programmes scolaires !!!

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Pont parisien en octobre 1961


Le 27 octo­bre 1961, Claude Bourdet, alors conseiller muni­ci­pal de Paris et aussi jour­na­liste à « France-Observateur », avait inter­pellé le préfet de police, Maurice Papon, en plein conseil muni­ci­pal de Paris sur l’exac­ti­tude des faits qui se lisaient dans la presse pari­sienne, à savoir le repê­chage dans la Seine de 150 cada­vres d’Algériens depuis le 17 octo­bre 1961 entre Paris et Rouen.

« Monsieur le Préfet de Police »

Intervention de Claude Bourdet au Conseil muni­ci­pal de Paris, le 27 octo­bre 1961
- Les silen­ces de Monsieur Maurice Papon

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Claude Bourdet
« J’en viens d’abord aux faits. Il n’est guère besoin de s’étendre. Parlerai-je de ces Algériens cou­chés sur le trot­toir, bai­gnant dans le sang, morts ou mou­rants, aux­quels la Police inter­di­sait qu’on porte secours ? Parlerai-je de cette femme enceinte, près de la place de la République, qu’un poli­cier frap­pait sur le ventre ? Parlerai-je de ces cars que l’on vidait devant un com­mis­sa­riat du quar­tier Latin, en for­çant les Algériens qui en sor­taient à défi­ler sous une véri­ta­ble haie d’hon­neur, sous des matra­ques qui s’abat­taient sur eux à mesure qu’ils sor­taient ? J’ai des témoi­gna­ges de Français et des témoi­gna­ges de jour­na­lis­tes étrangers. Parlerai-je de cet Algérien inter­pellé dans le métro et qui por­tait un enfant dans ses bras ? Comme il ne levait pas les bras assez vite, on l’a pres­que jeté à terre d’une paire de gifles. Ce n’est pas très grave, c’est sim­ple­ment un enfant qui est marqué à vie !
Je veux seu­le­ment men­tion­ner les faits les plus graves et poser des ques­tions. Il s’agit de faits qui, s’ils sont véri­fiés, ne peu­vent pas s’expli­quer par une réac­tion de vio­lence dans le feu de l’action. Ce sont des faits qui méri­tent une inves­ti­ga­tion sérieuse, détaillée, impar­tiale, contra­dic­toire.
D’abord, est-il vrai qu’au cours de cette jour­née, il n’y ait pas eu de bles­sés par balle au sein de la Police ? Est-il vrai que les cars radio de la Police aient annoncé au début de la mani­fes­ta­tion dix morts parmi les forces de l’ordre, mes­sage néces­sai­re­ment capté par l’ensem­ble des bri­ga­des... et qui devait donc exci­ter au plus haut point l’ensem­ble des poli­ciers ? C’était peut-être une erreur, c’était peut-être un sabo­tage, il fau­drait le savoir ; et peut-être, d’autre part, n’était-ce pas vrai. C’est pour cela que je veux une enquête.

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Photo d’Elie Kagan prise le 17 octobre 1961
De même, est-il vrai qu’un grand nombre des bles­sés ou des morts ont été atteints par des balles du même cali­bre que celui d’une grande manu­fac­ture qui four­nit l’arme­ment de la Police ? Qu’une grande partie de ces balles ont été tirées à bout por­tant ? Une enquête dans les hôpi­taux peut donner ces ren­sei­gne­ments. Il est clair que ce n’est pas n’importe quelle enquête et que ceux qui la feraient devraient être cou­verts par son carac­tère offi­ciel et savoir qu’ils ne ris­que­raient rien en disant la vérité.
Et voici le plus grave : est-il vrai que dans la « cour d’iso­le­ment » de la Cité, une cin­quan­taine de mani­fes­tants, arrê­tés appa­rem­ment dans les alen­tours du bou­le­vard Saint-Michel, sont morts ? Et que sont deve­nus leurs corps ? Est-il vrai qu’il y a eu de nom­breux corps reti­rés de la Seine ? Dans les milieux de presse, et pas seu­le­ment dans les milieux de la presse de gauche, dans les rédac­tions de la presse d’infor­ma­tion, on parle de 150 corps reti­rés de la Seine entre Paris et Rouen. C’est vrai ou ce n’est pas vrai ? Cela doit pou­voir se savoir. Une enquête auprès des ser­vi­ces com­pé­tents doit per­met­tre de le véri­fier. Cela impli­que, ai-je dit, non pas une enquête poli­cière ou admi­nis­tra­tive, c’est-à-dire une enquête de la Police sur elle-même, mais une enquête très large, avec la par­ti­ci­pa­tion d’élus.
- L’essen­tiel
J’en viens main­te­nant au propos qui est pour moi l’essen­tiel : celui qui vous concerne direc­te­ment, Monsieur le Préfet de Police. Mon projet n’est pas de clouer au pilori la Police pari­sienne, de pré­ten­dre qu’elle est com­po­sée de sau­va­ges, encore qu’il y ait eu bon nombre d’actes de sau­va­ge­rie. Mon projet est d’expli­quer pour­quoi tant d’hommes, qui ne sont pro­ba­ble­ment ni meilleurs, ni pires qu’aucun de nous, ont agi comme ils l’ont fait. Ici je pense que, dans la mesure où vous admet­trez par­tiel­le­ment ces faits, vous avez une expli­ca­tion. Elle a d’ailleurs été donnée tout à l’heure : elle réside dans les atten­tats algé­riens, dans les pertes que la Police a subies.
Il s’agit seu­le­ment d’expli­quer, sur le plan sub­jec­tif, l’atti­tude de la Police, cette expli­ca­tion est, en partie, suf­fi­sante. Nous nous sommes incli­nés assez sou­vent ici sur la mémoire des poli­ciers tués en ser­vice com­mandé pour le savoir, mais cela n’expli­que pas tout. Et sur­tout, ces expli­ca­tions sub­jec­ti­ves ne suf­fi­sent pas. Le poli­cier indi­vi­duel riposte lorsqu’il est atta­qué, mais il faut voir les choses de plus loin. Ce qui se passe vient d’une cer­taine concep­tion de la guerre à outrance menée contre le natio­na­lisme algé­rien. Ici on peut me répon­dre : « Auriez-vous voulu que nous lais­sions l’ennemi agir libre­ment chez nous ? Et même com­met­tre des crimes impu­né­ment ? » Sur ce plan, la logi­que est iné­vi­ta­ble : l’ennemi est l’ennemi ; il s’agit de le briser par tous les moyens, ou pres­que. Mais l’ennemi répond alors de la même façon, et on arrive là où nous sommes aujourd’hui. Il était impos­si­ble qu’il y ait une guerre à outrance en Algérie et qu’il ne se passe rien en France. Mais ce que je dis - et cela me semble véri­fié pour tout ce qu’on a dit ici, à droite, sur la puis­sance du FLN en France, et sur la menace qu’il repré­sente -, c’est qu’il aurait pu rendre la situa­tion infi­ni­ment plus grave qu’il ne l’a rendue.
- La guerre à outrance
Les diri­geants algé­riens ont agi non pas en vertu de sen­ti­ments d’huma­nité mais dans leur propre inté­rêt, parce qu’ils vou­laient pou­voir orga­ni­ser les Algériens en France, parce qu’ils vou­laient « col­lec­ter » comme on l’a dit et cela, vous le savez bien, en géné­ral beau­coup plus par le consen­te­ment que par la ter­reur. Il y avait là aussi, pro­ba­ble­ment, l’influence d’un cer­tain nombre de cadres algé­riens, en par­ti­cu­lier de ces cadres syn­di­caux de l’UGTA, très enra­ci­nés dans le mou­ve­ment syn­di­cal fran­çais, très pro­ches de la popu­la­tion métro­po­li­taine, hos­ti­les au ter­ro­risme. Ce sont mal­heu­reu­se­ment eux, jus­te­ment, parce qu’ils étaient connus, repé­rés, voyants, qui ont été les pre­miers arrê­tés, sou­vent dépor­tés en Algérie, et on ne sait pas mal­heu­reu­se­ment, vous le savez, ce que ceux-là sont deve­nus.
Vous répli­que­rez qu’il y a eu, dès le début de la guerre, des règle­ments de compte entre Algériens, des liqui­da­tions de dénon­cia­teurs, etc., c’est-à-dire des crimes que la Police ne pou­vait pas tolé­rer, quelle que fût sa poli­ti­que. Oui, mais il y a, pour la Police, bien des façons d’agir et dans les pre­miers temps, on n’a pas vu se pro­duire, du côté poli­cier, les vio­len­ces extrê­mes qui sont venues ulté­rieu­re­ment. Ce que je dis, c’est qu’à un cer­tain moment, on a estimé que cette action de la Police ne suf­fi­sait pas.
On a estimé qu’il fal­lait qu’à la guerre à outrance menée contre le FLN en Algérie cor­res­ponde la guerre à outrance menée contre le FLN en France. Le résul­tat a été une ter­ri­ble aggra­va­tion de la répres­sion, la recher­che par tous les moyens du « ren­sei­gne­ment », la ter­reur orga­ni­sée contre tous les sus­pects, les camps de concen­tra­tion, les sévi­ces les plus ini­ma­gi­na­bles et la « chasse aux ratons ».
Je dis, Monsieur le Préfet de Police, que vous-même avez par­ti­cu­liè­re­ment contri­bué à créer ainsi, au sein d’une popu­la­tion misé­ra­ble, épouvantée, une situa­tion où le réflexe de sécu­rité ne joue plus. Je dis que les consi­gnes d’atten­tats contre la Police étaient bien plus faci­les à donner dans un climat pareil de déses­poir. Je dis que même si de telles consi­gnes n’exis­taient pas, le déses­poir et l’indi­gna­tion suf­fi­saient sou­vent à causer des atten­tats spon­ta­nés, en même temps qu’à encou­ra­ger ceux qui, au sein du FLN, vou­laient en orga­ni­ser. Je dis qu’on a ali­menté ainsi un enchaî­ne­ment auquel on n’est pas capa­ble de mettre fin.
- Est-il vrai ?
Je pense, Monsieur le Préfet de Police, que vous avez agi dans toute cette affaire exac­te­ment comme ces chefs mili­tai­res qui consi­dè­rent que leur propre succès et leur propre mérite se mesu­rent à la vio­lence des com­bats, à leur carac­tère meur­trier, à la dureté de la guerre. C’était la concep­tion du géné­ral Nivelle au cours de l’offen­sive du Chemin des Dames, et vous savez que l’Histoire ne lui a pas été favo­ra­ble. C’est cette concep­tion qui a été la vôtre à Constantine et celle que vous avez voulu impor­ter dans la région pari­sienne, avec les résul­tats que l’on sait. Maintenant, vous êtes pris à votre propre jeu et vous ne pouvez pas vous arrê­ter, même en ce moment, à une époque où la paix paraît pos­si­ble. La ter­reur à laquelle la popu­la­tion algé­rienne est sou­mise n’a pas brisé la menace contre vos pro­pres poli­ciers, bien au contraire. J’espère me trom­per, j’espère que vous n’aurez pas relancé, d’une manière encore pire, l’enchaî­ne­ment du ter­ro­risme et de la répres­sion.
Car, enfin, il n’était pas condam­na­ble, il était excel­lent que le FLN cher­che, lui, à sortir de cet engre­nage par des mani­fes­ta­tions de rue, des mani­fes­ta­tions dont un grand nombre de gens ont dit qu’elles étaient, à l’ori­gine, paci­fi­ques. Nous aurions dû com­pren­dre, vous auriez dû com­pren­dre, que c’était là l’exu­toire qui per­met­trait au déses­poir de ne pas se trans­for­mer en ter­ro­risme. Au lieu de cela, vous avez contri­bué à créer une situa­tion pire. Vous avez réussi, et peut-être cer­tains s’en féli­ci­tent-ils, à dres­ser contre les Algériens, il faut le dire, une partie impor­tante de la popu­la­tion pari­sienne qui ne com­prend pas évidemment pour­quoi ces Algériens mani­fes­tent. Elle n’est pas algé­rienne, cette popu­la­tion, elle ne vit pas dans les bidon­vil­les, sa sécu­rité de tous les ins­tants n’est pas mena­cée par les harkis, etc. Alors, évidemment, « que vien­nent faire dans les rues ces Algériens ? Leur atti­tude est incom­pré­hen­si­ble ! »
Je dis, Messieurs les Préfets, mes chers col­lè­gues, que loin de cher­cher à répri­mer l’agi­ta­tion poli­ti­que des Algériens, nous devons dans cette pers­pec­tive de négo­cia­tion, de paix, qui s’ouvre enfin, même si c’est trop tard - nous devons cher­cher à léga­li­ser l’acti­vité poli­ti­que des Algériens en France. Il faut que leur action poli­ti­que s’effec­tue au grand jour, avec des orga­ni­sa­tions léga­les, donc contrô­la­bles, avec des jour­naux que l’on puisse lire. Nous devons leur lais­ser d’autres moyens que ceux du déses­poir.
Monsieur le Préfet de Police, cela sup­pose que vous, vous chan­giez d’atti­tude. Ici je suis obligé de vous poser une ques­tion très grave. Je vous prie, non pas de m’en excu­ser, car vous ne m’en excu­se­rez pas, mais de com­pren­dre qu’il est dif­fi­cile, pour un jour­na­liste qui sait que son jour­nal sera saisi, si quoi que ce soit déplaît un peu trop à la Police ou au gou­ver­ne­ment, d’écrire un arti­cle sur ce sujet. Mais quand ce jour­na­liste est conseiller muni­ci­pal, il a la pos­si­bi­lité de venir dire ces choses à la tri­bune et de les dire sans amba­ges.
Voici ma ques­tion : est-il vrai qu’au mois de sep­tem­bre et d’octo­bre, par­lant à des mem­bres de la Police pari­sienne, vous ayez affirmé à plu­sieurs repri­ses que le minis­tre de la Justice avait été changé, que la Police était main­te­nant cou­verte, et que vous aviez l’appui du gou­ver­ne­ment ? Si c’était vrai, cela expli­que­rait, en grande partie, l’atti­tude de la Police au cours de ces der­niers jours. Si ce n’est pas vrai, tant mieux. De toute façon, d’ici quel­ques années, d’ici quel­ques mois, quel­ques semai­nes peut-être, tout se saura, et on verra qui avait raison. Et si j’avais eu tort aujourd’hui, je serais le pre­mier à m’en féli­ci­ter. »
- Extrait du livre “Mes batailles” de Claude Bourdet (Ed. In Fine, 1993) pages 161/167 et aussi paru dans la revue France-Observateur du 2 novem­bre 1961 -
Même si Papon a été débouté de la plainte dépo­sée contre lui, tous ces faits, tout ces mas­sa­cres ont été com­plè­te­ment avérés au cours du procès, cepen­dant aujourd’hui le gou­ver­ne­ment fran­çais ne les a tou­jours pas offi­ciel­le­ment reconnus.

source : rebellyon.info





FRANCE : François Hollande ou le nouvel ordre mondial socialiste ! (vidéo)




Nicolas Sarkozy et François Hollande sont à ce jour les deux favoris des sondages à ce jour afin de remporter l' élection présidentielle de 2012.

Ces deux hommes politiques appellent de leurs voeux à l' émergence d' un nouveau capitalisme qui est en fait l' émergence d' un Nouvel Ordre Mondial.Il faut noter que pour la première fois , c'est Georges Bush père qui a appelé de ces voeux à l'émergence d' un Nouvel Ordre Mondial le 11/09/1990.

 Ce projet qui est conduit par des forces occultes , des sociétés secretes( tel le Bohemiams Club,Skull and Bones, les Illuminatis) ou se retrouvent l' oligarchie financière mondiale  afin de d' arriver à leur fin et d' instaurer cet nouvel ordre , qui est tout simplement une dictature imposée aux peuples.

Cette  puissante élite Franc-Maçonnique qui complote dans le dos des peuples, aveuglés par une information qui biaise son discernement, a des étendards tel David Rockeffeler, celui ci affirme dans ses mémoires: 
"Quelques-uns croient même que nous (la famille Rockefeller) faisons partie d’une cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des É-U, caractérisant ma famille et moi en tant qu’internationalistes et conspirant avec d’autres autour de la Terre pour construire une politique globale plus intégrée ainsi qu’une structure économique – un seul monde si vous voulez. Si cela est   l'accusation, je suis coupable et fier de l’être."

Rockeffeller affirme également:" Nous sommes à la veille d'une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure, et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial."

Le symboles de cette puissance est l' oeil de la connaissance et de la lumière qui surplombe une pyramide représentative des peuples asservis et aveuglés.On retrouve ce symbole sur le Billet de 1dollar et ce souhait du Nouvel Ordre Mondial (Novus Ordus Seclorum):


Pour ceux qui ne sont pas initiés , je vous invite vivement à vous documentez sur ce projet sans NOM afin de découvrir la monstruosité de ce qui nous est promis par ceux qui dirigent les destinés de notre monde.

La stratégie mise en place est très simple, causer le chaos qu' il soit financier , économique, sociale , géopolitique afin d' imposer leur solution , ce Nouvel Ordre Mondial , qui sera perçu en trompe l'oeil par ceux qui ne sont pas initiés sur la réalité de ce projet occulte.

La crise Financière, économique est déja une réalité, la chute de Ben Ali, Moubarak, Kadafhi n' a rien d'un formidable hasard , il est la réalité d'une avancée de cette émergence.

Il faut savoir que concrètement ce Nouvel Ordre Mondial aura une sphère politique très visible qui s' articule autour d' une Gouvernance Mondial. Celle -ci est en préparation, elle prend forme au sein de groupe ou commission qui sont entrain de lui donner forme que ce soit lors des réunions du Bilderberg , de la commission Trilatérale ou la CFR.Je vous invite également à découvrir par vous meme les coulisses de cette élite .

Cette réalité est donc bien réelle malgré qu' elle soit cachée du grand public. il
n' est donc plus surprenant , pour les initiés de constater que les favoris à l' élection démocratiques de la présidence Française appellent de leurs voeux à l' émergence d'un Nouvel Ordre Mondial qui n' aucune réalité démocratique , mais révele plus la prise de pouvoir dictatoriale d'une minorité sur une majorité.

Ne les laissons pas faire en toute impunité, leurs prises de position, en faveur d' un projet élitiste dictatorial,  doivent etre connus du grand public par tous les moyens.

source : lepost.fr


L'OEIL 1- Le Nouvel Ordre Mondial 
par streettv


dimanche 16 octobre 2011

FRANCE : Des femmes, des enfants et des bébés toujours sous des tentes a la Courneuve !!


La communauté d’agglomération Plaine Commune, qui demandait l’expulsion de dizaines de personnes installées dans des tentes sur une place de La Courneuve (Seine-Saint-Denis), a été déboutée par le tribunal de Bobigny. Il s’est déclaré incompétent. Depuis près de six mois, une centaines de familles "vivent" sous des tentes installées sur une place au cœur de la Cité des 4.000, faute de logement. Cette décision judiciaire leur permet de rester sur place, mais dans des conditions précaires. Ils n’ont pas de logements pour autant.




Une centaine de familles dorment, serrées les unes contre les autres, sous des tentes rondes minuscules, qu’elles ont posées juste au pied de leur ancienne barre d’immeubles, la célèbre barre Balzac, démolie en juillet 2010.
Peu après la destruction, un hébergement leur avait été offert par l’Etat, dans des hôtels sociaux. Mais en avril 2011, ces expulsés de la barre Balzac ont été à nouveau chassés. De leur chambre d’hôtel d’urgence cette fois. Ils sont donc revenus s’installer à quelques mètres des ruines de leur ancien logement, au milieu de la cité des 4000 de La Courneuve, sur la place de la Fraternité.
Avec cette décision judiciaire, elles vont pouvoir rester sur cette place, mais dans des conditions de dénuement extrêmes.




Source : france-info.com


N.O.M : Chemtrails les gazs toxiques assassins de la population (vidéo fr)



Chemtrails (prononcer kemtrelz):

- De l'anglais chemical trails, traînées chimiques, produits chimiques répandus illégalement par des avions et qui persistent et s'étendent dans le ciel pendant plusieurs heures, par opposition à contrails, de l'anglais condensation trails, traînées de condensation provoquées par le gel de la vapeur d'eau, générées (rarement) par des avions normaux et qui disparaissent en quelques secondes ou dizaines de secondes.

- Projet secret des gouvernements des pays industrialisés financé illégalement avec vos impôts et consistant à épandre des produits chimiques en général à haute et moyenne altitude à l'aide d'avions vraisemblablement en majorité militaires pour une raison cachée du public.


Ces opérations ont été pensées, étudiées, discutées, comparées, chiffrées, planifiées depuis plus de 40 ans (voir géoingénierie).

Rapport du président des États-Unis Lyndon B. Johnson de 1965:

Un changement de l'équilibre radiatif dans la direction opposée à celle qui pourrait résulter de l'augmentation du CO2 atmosphérique pourrait être produit en augmentant l'albedo, ou réflectivité, de la terre. Un tel changement d'albedo pourrait être provoqué par exemple en répandant de très petites particules réfléchissantes au-dessus de larges zones océaniques.
Un changement de 1% de la réflectivité pourrait être obtenu pour environ 500 millions de dollars par an.

Les deux principales institutions impliquées dans ces opérations sont le Lawrence Livermore National Laboratory (site, en anglais) et l'université de Stanford (site, en anglais), tous deux situés aux États-Unis en Californie.

L'ignorance de la population est entretenue:

- Par le fait que personne ne regarde le ciel, il ne s'y passe théoriquement rien et regarder le ciel suffisamment longtemps quand il fait soleil, moment où sont généralement effectués les épandages, fait mal aux yeux.

- Par le fait que les chemtrails sont blancs, couleur symbole de la propreté, de la pureté et de l'innocence. Imaginez le scandale si le ciel était sillonné de traînées vertes, rouges…

- Par la campagne mondiale de désinformation, de tromperie et de lavage de cerveau organisée par les gouvernements qui n'a rien à envier à l'URSS des année 60/70 ou a une dictature et qui consiste à utiliser tous les médias possibles pour montrer des images de chemtrails (voir complicité). Le but étant de vous incruster dans le cerveau que la présence de traînées dans le ciel est quelque chose de normal et habituel.

À quoi ça sert?

Pour l'instant la seule explication vient de rapports qui présentent l'épandage de produits dans l'atmosphère comme un moyen de faire écran au rayonnement solaire pour réduire le réchauffement dû aux gaz à effet de serre (voir géoingénierie).

Il semble que les épandages n'ont pas qu'un seul but, ces autres buts pouvant être:

-Protéger la terre contre le réchauffement naturel général du système solaire

-Empêcher les radiations nocives du soleil d'atteindre la terre, radiations peut être dues à la destruction bien plus importante qu'annoncée de la couche d'ozone.

-Empêcher les cumulus et cumulonimbus de se développer en hauteur et d'atteindre la haute atmosphère (ou empêcher leur formation) pour protéger la couche d'ozone, en dispersant des matériaux absorbant l'humidité.

La technologie Haarp est peut être utilisée dans ces opérations (ou fait double emploi en étant détournée par les militaires).
On ne peut pas exclure que ces opérations soient également utilisées pour d'autres motifs comme répandre d'autres substances visant la population, produits pharmaceutiques, biologiques… comme l'ont montré les analyses de Clifford Carnicom (site, en anglais)

Les chemtrails semblent être également responsables de la sécheresse permanente.

Quand?

Il y a de plus grandes chances de voir des chemtrails:
-Juste avant un jour pluvieux ou orageux
-Après une longue période de pluie
-Au lever du soleil en hiver ou au coucher du soleil quelle que soit la saison

Le moment où il n'y a pas ou très peu de chemtrails est généralement le mois de juillet, spécialement pendant une période de canicule.

Vous ne verrez pas de chemtrails quand trop de monde regarde le ciel (défilé du 14 juillet, journées grand public du salon aéronautique du Bourget, 1° vol de l'Airbus A380…) et très rarement la nuit, les épandages s'arrêtant, sauf exception, toujours au coucher du soleil quelle que soit l'heure à laquelle il se couche comme on peut le voir sur toutes ces animations.

Dès que l'indice UV atteint 5 ou 6 et qu'il est prévu qu'il dépassera 6 ou 7 dans la journée il est presque certain que des chemtrails sont déjà dans le ciel ou commencent à apparaître. Vous pouvez trouver les prévisions d'indice UV sur Infosoleil.com et l'indice mis à jour toutes les demi-heures sur Weather.com.

Motifs

Les avions décrivent des motifs répétitifs facilement repérables dans le ciel. Ci-dessous les principaux motifs (qui peuvent être utilisés en combinaison), des plus fréquents au plus rares. Ces figures sont identiques dans tous les pays du monde où sont observés des chemtrails.

source : nemesisnom.info






PALESTINE : Le Boycott Desinvestissement Sanctions, pilier d’une Palestine indépendante



Une nouvelle campagne du Boycott, Désinvestissement et Sanctions a été lancée par l’Eglise Unie du Canada, qui va tenter de convaincre six compagnies opérant au Canada — Caterpillar, Motorola, Ahava, Veolia, Elbit Systems et Chapters/Indigo — de cesser de soutenir l’occupation israélienne. "La campagne est semblable à d’autres campagnes initiées il y a quelque temps par l’Eglise Presbytérienne et la Conférence de la Nouvelle Angleterre de l’Eglise Méthodiste Unie. Nous avons lancé ’Occupés par la paix’ après presque deux ans de réflexion et d’études" dit le porte-parole, Jean Lee.
Le Congrès des syndicats anglais a voté la réévaluation de ses liens avec la confédération syndicale israélienne Histadrut, et réaffirmé sa décision d’encourager ses membres, ses patrons et ses fonds de pension à se désinvestir des compagnies qui tirent profit des colonies illégales, de l’Occupation et de la construction du Mur, et à les boycotter.
Les militants culturels londoniens de "Admirateurs de Beethoven pour le boycott d’Israël", se sont livrés, le 1er septembre, à un acte militant tout à fait original en chantant leur propre version de l’Hymne de la Joie à plusieurs reprises pendant un concert de l’orchestre philharmonique israélien au Royal Albert Hall de Londres, ce qui a obligé la BBC à interrompre la retransmission en direct du concert. "Israël mettez fin à votre occupation. Il n’y a pas de paix sur une terre volée. Nous chanterons pour la libération jusqu’à ce que vous nous entendiez et nous compreniez."
Les étudiants Sud-Africains ont mis en place un boycott national contre Israël et les Autorités des Standards Publicitaires d’Afrique du Sud ont rejeté les plaintes concernant une publicité radio du guitariste principal de Faithless en soutien des Artistes d’Afrique du Sud contre l’Apartheid : "Salut, je suis Dave Randall de Faithless. Il y a 20 ans je n’aurais pas accepté l’apartheid en Afrique du Sud ; aujourd’hui je ne l’accepte pas en Israël. Soyez du non côté de l’histoire ? Ne soutenez pas l’apartheid. Ralliez-vous au boycott international d’Israël."
Le basketteur légendaire de la NBA, Karim Abdel-Jabbar, a refusé d’aller en Israël à cause des "inquiétudes suscitées par les violences du Jour de la Nakba". Abdel-Jabbar devait présenter son nouveau documentaire sur la ségrégation raciale dans le basket, "Sur les épaules des géants", et devait concourir pour le "prix de l’esprit de liberté" au festival du film de Jérusalem.
Suite à une intense campagne de boycott au niveau européen, le plus gros exportateur israélien de produits frais, Agrexco, qui commercialise des produits provenant des colonies illégales estampillés "produits d’Israël", a déposé le bilan cet été. Ses problèmes financiers sont peu de chose comparés à ceux de la multinational française Veolia, une entreprise de systèmes urbains qui fournit des services au tramway qui relie Jérusalem aux colonies illégales de Jérusalem Est sous occupation et à la Cisjordanie voisine.
Depuis le début de la campagne initiée par les Palestiniens en 2005, Veolia a perdu des contrats d’une valeur globale de 14 milliards de dollars. La fusion récente de la division des transports Veolia avec une filiale du principal fond d’investissement d’état français indique que la solution que le gouvernement français a choisie pour solutionner les problèmes de Veolia est de faire payer ses pertes financières par les contribuables. Veolia se retire de plus de 40 pays mais pas du pays —Israël— qui est la cause principale de ses tracas financiers.
Son implication dans le projet de tramway viole les règles de l’Organisation pour la Coopération et le Développement économiques (OCDE). Considérant que le siège de l’OCDE est à Paris et que Israël est un nouveau membre, cela est particulièrement ironique.
La compagnie israélienne Sodastream, quant à elle, a subi un revers sérieux en Suède quand la chaîne de supermarchés Coop a annoncé qu’elle allait arrêter d’acheter ses produits. La principale unité de fabrication de Sodastream est située à Mishor Adumim, la plus grande colonie israélienne en Cisjordanie occupée. Unilever a déjà cédé à la pression du BDS en annonçant en juillet qu’il avait l’intention de ramener son usine de Bagels et de Bagels pretzels à l’intérieur de la ligne verte. Sodastream lui-même a laissé comprendre qu’il va aussi céder en annonçant la construction d’une nouvelle usine à l’intérieur de la ligne verte pour 2013, date de l’expiration du bail de l’usine de Mishor.
La campagne contre Sodastream s’est rapidement étendue dans le monde entier y compris aux USA. En mars, une pétition appelant Bed Bath & Beyond à cesser de vendre les produits de Sodastream (ainsi que ceux de Ahava, l’entreprise de cosmétiques basée dans une colonie) a été distribuée à 15 endroits le long de la côte ouest des USA de Seattle à Los Angeles et un groupe de militants déguisés en mariés a mis en scène un simulacre de mariage appelant les mariés concernés par la justice à ne plus utiliser les services de Sodastream (et Ahava) pour de leur mariage.
La lutte s’intensifie, spécialement en Australie. Une action pacifique du BDS contre une entreprise de cosmétiques de Jéricho qui vend des sels de la Mer Morte a été attaquée en juillet par la police et 19 militants de Melbourne sont menacés d’une amende de 32 000 dollars. L’attaque a suivi la demande du président de la communauté juive de Victoria de "réprimer plus sévèrement les protestataires agressifs." En ce moment des centaines de militants pro-Palestine des USA, France et Grèce, sont sous le coup d’une enquête criminelle pour avoir lutté pacifiquement pour les droits des Palestiniens.
Et il y a aussi la loi d’anathémisation votée le 11 juillet par la Knesset en Israël qui permet aux "victimes" de poursuivre en justice ceux qui promeuvent le boycott. Cette loi succède à la récente loi sur la Nakba qui interdit de financer des institutions qui reconnaissent le nettoyage ethnique de la Palestine.
L’organisation israélienne, Peace now, a tout de suite mis en place un groupe facebook "Attaque-moi en justice, je boycotte les colonies". "Nous n’avons jamais boycotté les colonies, nous le faisons maintenant à cause de la loi sur le boycott", nous a dit le militant de Peace Now, Etai Mizrav, "Quand ils ont décidé de faire taire les gens, nous avons décidé qu’il était temps de dire aux Israéliens que ceux qui soutiennent les colonies concourt à l’isolement d’Israël et font du tort à l’état." Une coalition de groupes alliés a décidé de demander à la Cour Suprême israélienne d’abroger la loi. "C’est vraiment absurde que les victimes de l’occupation soient obligées de payer des indemnités aux occupants s’ils organisent un boycott des produits des colonies" a déclaré le porte parole de la coalition, Idan Ring.
Une victoire de la campagne pour le Désinvestissement a été enregistrée cet été avec la décision du fond de pétrole norvégien de 450 milliards d’euros d’exclure deux firmes israéliennes - Africa Israel Investments et sa filiale d’ingénierie Danya Cebus— à cause de leur activité dans les colonies.
Quant aux Sanctions, l’événement le plus important de l’été a été le rapport Palmer de l’ONU qui a critiqué Israël pour son usage excessif de la force contre la Flottille de la Liberté mais qui cependant soutient son siège de Gaza en dépit du fait qu’une Commission des droits de l’homme de l’ONU précédente l’ait déclaré illégal. A cause de l’absence de réelles sanctions contre Israël par l’institution internationale le gouvernement turc a renvoyé l’ambassadeur d’Israël. Suite à l’assassinat par Israël d’au moins cinq gardes frontières égyptiens cet été, les manifestants égyptiens ont eux aussi chassé l’ambassadeur israélien et celui de Jordanie s’est enfui par peur de manifestations similaires.
Ceux qui voudraient que les politiciens israéliens rendent des comptes viennent de subir un revers. La semaine dernière les Anglais ont amendé une loi qui permettait de délivrer des mandats d’arrêts contre des politiciens et des militaires israéliens selon une juridiction internationale qui stipule que certains crimes sont si graves qu’ils peuvent être jugés partout. C’est un tel mandat qui avait été délivré contre le leader de l’opposition israélienne Tzipi Livni en 2009.



PALESTINE : Pourquoi les Nations unies doivent dissoudre le « Quartet »

Tony Blair, ici environné de ses collègues et amis israéliens, visite un des points d’accès du camp de concentration qu’est devenu la bande de Gaza. Criminel patenté, Blair devrait être traduit devant la CIJ pour crimes de guerre en Irak. Quant au Quartet dont il est l’envoyé, il ne sert qu’à favoriser la colonisation israélienne des territoires palestiniens et devrait être dissout dans les meilleurs délais.

(JPG) Ce quartet a été formé pour aider les négociations israélo-palestiniennes, mais en réalité son émissaire, Tony Blair, l’utilise pour son profit personnel.
Récemment, l’émissaire du Quartet, Tony Blair, a été l’objet de critiques acerbes de la part des responsables proches du dirigeant de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas. On a même murmuré que les collaborateurs d’ Abbas pourraient demander officiellement son renvoi.
Blair est devenu l’émissaire du Quartet le jour où il a cessé d’être le Premier ministre du Royaume-Uni en 2007 ; bien que son rôle ait été sans aucun doute néfaste pour le peuple palestinien et nuisible pour le droit international, cela ne suffirait pas pour demander son renvoi.
Le Quartet - un comité spécial composé du Secrétaire général des Nations unies, d’officiels des USA, de l’Union européenne, de la Russie qui monopolise le prétendu « processus de paix » - a lui-même détruit le peu de crédibilité qui restait aux Nations unies concernant la question palestinienne.
C’est en fait une façade pour une opération qui travestit les exigences posées par Israël et les USA aux Nations unies en positions "internationales", évinçant le droit international et les innombrables résolutions sur la myriade de graves infractions aux conventions de Genève, commises par Israël.
Pour commencer à restaurer la crédibilité des Nations unies, le Secrétaire général Ban Ki-moon devrait quitter le Quartet et cesser de le financer et de le soutenir. Faute de quoi, les États membres des Nations unies devraient exiger qu’il le fasse.
Véhicule pour les ambitions et l’enrichissement personnels de Blair
Nabil Shaath, associé principal d’Abbas, s’est plaint officiellement que Blair se faisait « l’avocat de la défense » d’Israël vis-à-vis de la demande d’admission comme membre à part entière présentée par Abbas pour la Palestine aux Nations unies.
Ceci n’a rien de surprenant pour ceux qui ont suivi la situation, mais ce qui est nouveau est que la critique est publique et que Blair focalise l’attention.
Dans un épisode récent de Investigative Documentary Dispatches,(document d’enquête) sur Channel 4 de la télévision britannique, l’émission a révélé combien Blair a utilisé le Quartet pour favoriser ses intérêts commerciaux personnels et ceux de ses clients.
Selon ce documentaire, Blair a utilisé son poste dans le Quartet pour s’introduire auprès de dirigeants arabes avec lesquels son bureau privé et confidentiel Tony Blair Associates (le nom rappelle de façon frappante le tristement célèbre Kissinger Associates)a alors signé des contrats d’expert-conseil.
Blair a décroché un contrat d’une valeur de 40 millions de dollars auprès de l’émir du Koweït pour lui prodiguer des conseils sur les « réformes » et un autre, s’élevant supposément à des millions de dollars, auprès des dirigeants des émirats Arabes unis.
Mélanger ainsi son rôle officiel et privé, Blair l’a également fait en Palestine.
Blair a joué un rôle décisif dans les pressions exercées sur Israël pour l’attribution, en novembre 2009, de fréquences à la société de téléphonie mobile Wataniya en Cisjordanie occupée. Wataniya est la propriété du géant des télécoms qatari Q-Tel qui a acheté Wataniya en 2007 pour 2 milliards de dollars au moyen d’un prêt accordé par la banque JP Morgan, selon le documentaire de Channel 4.
Blair travaille aussi pour JP Morgan qui le paie plus de 2 millions de dollars par an pour des conseils " stratégiques". Selon le documentaire britannique, JP Morgan devait réaliser des « bénéfices substantiels » si l’affaire était conclue. Israël, faut-il le rappeler, n’a accepté d’attribuer les fréquences à Wataniya que si l’AP renonçait à donner suite, par le canal des Nations unies, aux conclusions du rapport Goldstone sur les crimes de guerre commis par Israël à Gaza,
Un autre marché important que Blair a traité avec Israël concerne les contrats obtenus par British Gas pour exploiter les gisements de gaz naturel d’une valeur de 6 milliards de dollars dans les eaux territoriales de la Bande de Gaza occupée. Bien que Blair ait prétendu publiquement que le marché profiterait aux Palestiniens de Gaza, aucun Palestinien de Gaza n’a jamais été consulté.
Blair a négocié le marché directement avec le premier ministre Benjamin Netanyahu, qui selon Channel 4 « aimerait qu’Israël contrôle la fourniture de gaz ainsi que tout excédent de production qui serait vendu à Israël, et non pas sur le marché".
En d’autres termes, Blair ne se contente pas de s’enrichir lui-même et ses clients (aussi bien lui que JP Morgan ont nié sur Channel 4 tout « conflit d’intérêts »), il collabore en outre au colonialisme, à l’exploitation, au pillage et aux profits tirés par Israël des territoires palestiniens occupés en faisant cyniquement semblant "d’aider les Palestiniens ».
Absence de responsabilisation
S’il est difficile de tracer la limite entre la mission officielle du Quartet et les intérêts personnels de Blair, c’est en raison d’un manque total de transparence et de responsabilisation. Apparemment, Blair n’est pas tenu de respecter les règlements stricts en matière de conflits d’intérêts et de divulgation auxquels sont soumis les fonctionnaires des Nations unies ou les officiels britanniques, bien que ce soient apparemment des fonds des Nations unies et du gouvernement britannique qui financent le bureau de Jérusalem à coups de millions de dollars par an alors que Blair y passe à peine quelques jours pas mois.
En 2007, le « Programme d’assistance au peuple palestinien » des Nations unies a dépensé plus de $ 400.000 pour les trois voitures blindées de Blair. La plus grosse partie des frais administratifs du bureau de Blair incombe aux contribuables britanniques
Personne ne sait qui peut recruter ou renvoyer Blair. Toutefois, celui-ci n’a fait qu’exploiter la situation et il est le symptôme d’un problème plus large : celui du Quartet lui-même.
(JPG)

Les exigences du Quartet et des Nations unies n’ont été adressées qu’aux Palestiniens tandis qu’Israël a continué à coloniser illégalement et en toute impunité [GALLO/GETTY]
Écran de fumée pour les Américains et les Israéliens
On parle souvent du Quartet comme si c’était un organe officiel, alors qu’il a été constitué en 2002 en tant que comité informel. Aucune résolution des Nations unies ne lui octroie de mandat, bien qu’il semble prendre une allure permanente et avoir la préséance sur toutes les autres institutions internationales.
Dès le début, le Quartet n’a pas été tellement un forum international participant à la solution de la question palestinienne qu’un substitut de l’intervention internationale réelle et une couverture pour le contrôle US.
Un diplomate français qui a été consultant principal auprès de Tony Blair au bureau du Quartet à Jérusalem, Anis Nacrour, a dit à Channel 4 que dès le début, le Quartet a été un « écran de fumée pour l’activité des USA et du tandem américano-israélien. En fin de compte, tout ceci permettait de gagner du temps pour que le gouvernement israélien puisse faire tout ce qu’il voulait ».
Les exigences ne visent que les Palestiniens
La fameuse « feuille de route » du Quartet de 2002 par exemple, imposait des devoirs stricts, aussi bien à l’Autorité palestinienne qu’à Israël. Les Palestiniens devaient sévir contre toute résistance à l’occupation et reprendre « la coordination de la sécurité » avec l’armée d’occupation tout en entreprenant des « réformes » dictées par l’extérieur afin de préparer la naissance de "l’État" palestinien. Parallèlement, Israël était obligé de « geler toute activité des colonies » et de « mettre immédiatement fin à la violence perpétrée contre les Palestiniens ».
Près de 10 ans plus tard, l’Autorité palestinienne a consciencieusement sauté à travers tous les cerceaux au point que le négociateur, Saeb Erekat, se vantait auprès des officiels US en 2009 de ce que dans l’exécution des devoirs de la feuille de route, lui-même et ses collègues de l’AP étaient allés jusqu’à « tuer notre propre peuple pour respecter l’ordre et la légalité ».
Pourtant, durant la même période, Israël tuait des milliers de Palestiniens, commettant des atrocités caractérisées de crimes de guerre et il continuait à voler et à coloniser les terres palestiniennes en toute impunité. Dans sa dernière déclaration le Quartet n’a même pas osé mentionner le mot « colonies » ; il a demandé à l’AP de revenir au même carrousel de négociations, tandis qu’Israël continuait à construire sur les terres palestiniennes.
Le Quartet légitimise le siège de Gaza et les Nations unies obéissent
En septembre 2010, la mission d’enquête internationale chargée par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies de mener une enquête sur l’attaque israélienne contre la flottille, a conclu que le siège et le blocus israélien de Gaza sont illégaux, position antérieurement prise par le Comité international de la Croix-Rouge.
Le Secrétaire général des Nations unies devrait adopter et défendre cette position. Au lieu de quoi, l’actuel détenteur du poste, Ban Ki-moon, prend ses ordres auprès du Quartet au mépris du droit international qu’il a juré de faire respecter.
Chose choquante, en mai dernier, alors qu’une autre flottille se préparait à appareiller pour Gaza, Ban a écrit aux gouvernements des États méditerranéens pour qu’ils « usent de leur influence » afin d’empêcher les bateaux de partir à Gaza.
Dans sa lettre, il disait que les flottilles n’étaient pas « utiles » et que le Secrétaire général « estimait que l’assistance et les marchandises destinées à Gaza pouvaient être acheminées par des passages légitimes et des circuits établis ». Ban fondait sa position sur une déclaration du Quartet.
Bien entendu « les passages légitimes et les circuits établis » mentionnés par Ban étaient ceux qu’Israël avait imposés unilatéralement dans un effort délibéré de punir collectivement Gaza et de calculer les rations alimentaires de sa population - constituée pour moitié d’enfants -selon les « formules mathématiques » révélées par Gisha, groupe israélien de défense des droits humains.
En d’autres termes, le Secrétaire général soutenait, sur la base de la position du Quartet, qu’Israël avait le droit de faire ce qui lui plaisait, indépendamment de l’illégalité de ses actions et de leur dangerosité pour la population de Gaza.
En outre, le Secrétaire général est devenu une recrue, tout comme le gouvernement grec plus tard, de la campagne américano-israélienne visant à arrêter la flottille pour éviter ainsi aux Israéliens d’avoir à envoyer des voyous aborder les bateaux transportant des pacifistes civils.
Pour maintenir le consensus du Quartet dicté par Israël et les USA, le Secrétaire général des Nations unies a fait fi du droit international et a réduit au silence tous les autres États membres des Nations unies.
Les États membres doivent reprendre les Nations unies et mettre fin au Quartet
Il est vrai qu’il y a eu récemment une scission au sein du Quartet, la Russie bloquant certaines des initiatives les plus déplorables des USA à savoir notamment, selon certaines sources, l’inclusion dans la dernière déclaration du Quartet de la demande d’Israël d’être reconnu en tant que « État juif ». Ces différends ne reflètent toutefois aucun débat ni processus véritables : ils montrent simplement l’outrance de la proposition américano israélienne.
Les 191 autres membres des Nations unies ne devraient pas tolérer que leur rôle revienne à un seul membre - représenté par un Secrétaire général faible et complaisant - dans un comité spécial qui a en fait été contrôlé par les USA dans l’intérêt d’Israël.
Les États de la Ligue arabe devraient au moins exiger que le Secrétaire général des Nations unies se retire du Quartet et cesse de financer le bureau de Tony Blair avec des fonds qui étaient censés aider les Palestiniens dont la vie a été dévastée par les politiques israéliennes mêmes que Blair facilite.
Si les Nations unies veulent commencer à jouer un rôle utile dans la restauration des droits usurpés aux Palestiniens, elles doivent commencer par abolir le Quartet obstructionniste et irrémédiablement corrompu.
(JPG)*Ali Abunimah est l’auteur de One Country, A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse. Il a contribué à The Goldstone Report : The Legacy of the Landmark Investigation of the Gaza Conflict.
Il est le cofondateur de la publication en ligne The Electronic Intifada et consultant politique auprès de Al-Shabaka, The Palestinian Policy Network.









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