LE CHAT DE LA STREET T.V.

mardi 14 février 2012

CAPITALISME : Le salaire des patrons du CAC 40 a augmenté de 34% en 2010


Dix grands patrons français ont touché une rémunération* représentant plus de 240 annuel, soit 4,6 millions d’euros, en 2010 ! C’est l’un des constats de l’étude annuelle de la société de conseil aux investisseurs Proxinvest, qui porte sur les des dirigeants de 250 entreprises (SBF 250). Le du géant des cosmétiques L’Oréal, Jean-Paul Agon, a touché cette année-là 10,7 M€, Bernard Arnault (LVMH) et Carlos Ghosn (Renault) 9,7 M€, Bernard Charlès (Dassault Systèmes) 9,5 M€, Franck Riboud (Danone) 7,7 M€, Maurice Lévy (Publicis) 6,2 M€, Christophe Viehbacher (Sanofi-Aventis) 6,1 M€, Arnaud Lagardère (groupe Lagardère) et Henri de Castries (Axa) 4,9 M€ et Lars Olofsson (Carrefour) 4,8 M€.
Et, comme le fait remarquer Pierre-Henri Leroy, président de Proxinvest, dont l’étude repose sur les documents publiées par les entreprises pour l’année 2010, «ces chiffres sous-évaluent la rémunération totale puisqu’ils n’incluent pas le complément de retraite dont ils bénéficient presque tous sans informer sur leur coût pour l’entreprise».
Crise financière oblige, les présidents des quarante plus grosses sociétés cotées à Paris (CAC 40) avaient vu leurs rémunérations baisser ces dernières années (de 17 % en 2007, 25 % en 2008 et de 14 % en 2009). Mais le rattrapage n’a pas tardé. Ainsi, avec une rémunération moyenne de 4,11 millions d’euros, la hausse en 2010 a été de 34 %. Soit, là encore, beaucoup plus que la progression du salaire moyen des Français (+ 2,10 % cette même année avec primes et heures supplémentaires). Une rémunération moyenne qui est par ailleurs supérieure à celle de leurs homologues européens (3,9 M€), selon une autre étude de la société de conseil ECGS. Les dirigeants les mieux payés sont les Britanniques (6,08 M€), devant les Italiens (5,48 M€) et les Espagnols (4,04 M€), bien loin des managers norvégiens et portugais avec respectivement 0,93 et 0,96 M€.
Constatant certaines hausses de rémunérations fixes «non négligeables» et parfois sans rapport avec les performances des entreprises, Pierre-Henri Leroy déplore toujours le manque de transparence, notamment pour le calcul des bonus en fonction des performances. Afin de rétablir la confiance entre actionnaires et dirigeants, le président de Proxinvest estime «plus que jamais indispensable, un vote annuel sur la rémunération, une information sur le coût individuel des retraites sur-complémentaires et des critères de performances vérifiables de plus long terme».

source : leparisien.fr

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