LE CHAT DE LA STREET T.V.

samedi 31 mars 2012

FRANCE: LA GARDE A VUE DES "ISLAMISTES" PROLONGÉES (VIDÉO)

Soupçonnés d'être dans la mouvance du groupuscule dissous, dix-sept fondamentalistes sont en garde à vue depuis vendredi matin. Ils semblaient préparer un enlèvement, selon le directeur des renseignements intérieurs.


L'opération coup de poing, préparée avec minutie depuis quelques jours et déclenchée sur décision judiciaire, vient de toucher de plein fouet Forsane Alizza, alias les «Cavaliers de la Fierté», l'un des groupuscules les plus venimeux de l'islam radical en France. Frappée de dissolution depuis le 29 février dernier par le ministère de l'Intérieur, cette sulfureuse officine classée «prodjihadiste» était dans le viseur depuis de longs mois. Mobilisant la fine fleur de la police, le coup de filet traduit l'extrême détermination de l'État à éradiquer le spectre d'un fondamentalisme religieux multipliant les diatribes au mépris des lois de la République. Au total, dix-neuf personnes, dont trois femmes, ont été appréhendées. La garde-à-vue de dix-sept d'entre eux a été prolongée samedi matin.

Agissant dans le cadre d'une commission rogatoire des juges parisiens Marc Trévidic, Laurence Le Vert et Nathalie Poux délivrée le 8 mars dernier pour «association de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme», les policiers sont passés à l'action hier matin. Une enquête préliminaire, ouverte dès octobre 2011 sur la base de «tuyaux» fournis de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), leur a permis de frapper avec précision. Et de saisir un petit arsenal composé de cinq fusils, trois pistolets mitrailleurs, quatre armes de poing, des munitions ainsi que des tasers et un gilet pare-balles.

En région parisienne, la brigade criminelle de la préfecture de police, appuyée par la Brigade de recherche et d'intervention (BRI, antigang), a «cueilli» au saut du lit cinq suspects à Asnières et Nanterre (Hauts-de-Seine), Alfortville (Val-de-Marne) ainsi qu'à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où des ordinateurs ont été saisis. Les autres arrestations ont été réalisées à Toulouse, Marseille et Lyon par la DCRI, avec l'appui du Raid et du GIPN, et ce en raison de la dangerosité de certaines «cibles».

Trois fusils d'assaut de type Kalachnikov
Parmi les suspects dans la nasse figure Mohammed Achamlane, chef de file de Forsane Alizza, qui vivait retranché dans un modeste pavillon de Couëron, près de Nantes (Loire-Atlantique). Émir autoproclamé des «Cavaliers», celui qui se fait aussi appeler Abou Hamza s'était notamment distingué pour avoir publiquement brûlé le 6 août 2011 à Aulnay-sous-Bois un Code pénal en signe de protestation contre l'application de la loi interdisant le port du voile intégral. Au domicile de ce Français de 35 ans, les policiers ont découvert trois fusils d'assaut de type Kalachnikov, une grenade et un pistolet automatique Glock.

«Nous avons retrouvé un lot impressionnant de kalachnikov à Marseille», a dit Bernard Squarcini, directeur des renseignements intérieurs, à La Provence de samedi. Les policiers ont découvert «beaucoup d'ordinateurs, des puces, de l'armement, de l'argent, 10.000 euros en petites coupures, quatre kalachnikov, huit fusils, sept ou huit armes de poing, un taser, des bombes lacrymogènes...»

Ils semblaient «préparer un enlèvement»
«L'idée, c'est de faire le djihad (la guerre sainte) en France», explique Bernard Squarcini au journal. «Eux ne sont pas allés au Pakistan. Ce sont des Français qui s'entraînent sur le territoire. Ils voulaient nommer des émirs dans chaque région. Ce qui était important à leurs yeux, c'était de se structurer de façon solide. Il y avait des séances collectives d'aguerrissement, avec un discours très violent, un endoctrinement religieux. Ils semblaient préparer un enlèvement. En revanche, sur le financement, on attend encore qu'ils s'expliquent.»

L'opération coup de poing intervient huit jours après la neutralisation par le Raid de Mohamed Merah, auteur des tueries de Toulouse et Montauban, qui ont fait sept morts, dont trois enfants, entre les 11 et 19 mars dernier. «Il n'y a pas de liens entre les deux affaires», a tenu à préciser une source proche du dossier, même si la piste de Forsane avait été évoquée par diverses sources, puis démentie, au moment du siège de l'appartement de Toulouse par le Raid. Selon un policier de haut rang, «une centaine» d'islamistes radicaux ont été identifiés par les forces de l'ordre. Vendredi soir, dix-sept membres présumés des «Cavaliers de la fierté» étaient toujours en garde à vue, pour une durée de 96 heures. Ces fous d'Allah ne devraient a priori pas être les derniers à devoir s'expliquer sur le détail de leur activisme clandestin.

En effet, comme l'a confié Nicolas Sarkozy au micro d'Europe 1: «Nous avons des questions à poser, des questions extrêmement précises, à un certain nombre de gens. Ce qui s'est passé va continuer. Il y aura d'autres opérations, qui continueront et qui permettront d'expulser du territoire national des gens qui n'ont, au fond, rien à y faire.» Le coup de balai dans les milieux salafistes ne fait que commencer.

Source: lefigaro.fr

Remarque: Même si la Street T.V ne cautionne pas l'attitude de se groupe nous restons plus que septique sur les véritables raisons de l’arrestation de ces hommes quelques jours avant les élections présidentielle pourquoi ne pas l'avoir fait lors de sa dissolution ?




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