LE CHAT DE LA STREET T.V.

lundi 5 mars 2012

FRANCE : LES ÉTUDIANTES DE CAMBRIDGE NE VEULENT PAS DE DSK DANS LEUR UNIVERSITÉ

L'invitation adressée à l'ancien patron du FMI Dominique Strauss-Kahn pour une conférence à Cambridge début mars n'est pas du goût de certaines étudiantes de la célèbre université britannique qui ont lancé une pétition contre sa venue. DSK doit exposer ses vues le 9 mars sur "l'état de l'économie mondiale" à l'invitation de la Cambridge Union Society", l'association estudiantine de l'université. "Donner à cet homme la possibilité de s'exprimer lui confère une légitimité publique, à un moment où il est à nouveau interrogé par la police", a souligné Ruth Graham, une porte-parole du syndicat CUSU (Cambridge university student's Union), dont la section femmes a lancé cette pétition.



Cette invitation lui offre "une tribune pour s'exprimer (...) alors que les personnes qui ont survécu à des agressions sexuelles sont ignorées", a-t-elle ajouté. La pétition avait recueilli vendredi 355 signatures. Dominique Strauss-Kahn est une "grande figure du FMI", "une personnalité fascinante, qui a des connaissances exceptionnelles dans son domaine. C'est la raison pour laquelle nous l'avons invité", a répondu Katie Lam, la présidente de la Cambridge Union Society. "Donc, je ne pense pas qu'il soit déplacé de l'avoir invité". "S'exprimer devant l'association n'implique pas une quelconque approbation ou un quelconque soutien", a-t-elle justifié.

Après l'abandon des charges pénales pour agression sexuelle d'une femme de chambre au Sofitel de New York, une affaire qui lui a notamment coûté son poste au FMI, DSK avait effectué son retour sur la scène publique à l'occasion d'un forum économique dans la capitale chinoise, mi-décembre. Mais il a été rattrapé par une autre affaire, dite "du Carlton", en France. Il doit être convoqué le 28 mars par la justice française pour être inculpé, notamment de complicité de proxénétisme, selon une source judiciaire. L'ancien patron du FMI aurait pris part à des soirées libertines, notamment à Paris et Washington. Les enquêteurs cherchent à déterminer s'il savait que les femmes qui y participaient étaient des prostituées.

source : lepoint.fr


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire