LE CHAT DE LA STREET T.V.

jeudi 29 mars 2012

FRANCE: MOHAMED MERAH A ÉTÉ AIDÉ PAR LES SERVICES SECRETS FRANÇAIS POUR SES VOYAGES EN AFGHANISTAN ET AU PAKISTAN ?

Devant l’accumulation de tant de zones d’ombres sur l’affaire Momahed Merah, je n’ai que des questions à vous soumettre. Des questions qui me font peur.

Pourquoi les déclarations fracassantes d’Yves Bonnet, l’ex-patron de la DST, affirmant que ce qui « parait poser question, c’est que le garçon avait manifestement des relations avec la DCRI (services secrets français) » ne suscite pas d’électrochoc au sein de la classe politique et médiatique ? Comment ne pas remettre en cause le discours officiel quand M. Bonnet poursuit en disant que « ce qui interpelle, quand même, c’est qu’il était connu de la DCRI non pas spécialement parce qu’il était islamiste, mais parce qu’il avait un correspondant au Renseignement intérieur. Or avoir un correspondant ce n’est pas tout à fait innocent. » ?

Pourquoi parle-t-on de Merah comme s’il avait effectivement été le responsable de tous ces meurtres ? Que je sache, la justice n’a pas encore rendu son verdict ? En parlant d’“assassin“, de “monstre“ et de “tueur“, comment les plus hautes autorités de l’Etat peuvent se permettre à ce point de fouler aux pieds la règle élémentaire de la présomption d’innocence ? Parce qu’en l’occurrence le présumé avait tout pour être désigné comme le coupable idéal ?

Comment M. Merah a pu se rendre en Israël alors qu’il figurait sur la liste noire des personnes interdites de vol aux Etats-Unis et qu’il était surveillé et fiché par les autorités françaises ? Alors que des milliers de jeunes français se font refouler chaque année par les autorités israéliennes, comment a-t-il pu s’y rendre sans problème ? Pourquoi est-ce le patron de la DGSE (services extérieurs) qui a facilité ce voyage comme le relate la presse italienne ?
Pourquoi y-a-t-il tant de confusions autour de ces voyages réels ou supposés en Afghanistan et au Pakistan ? Pourquoi nous a-t-on pilonné avec ce « salafiste-djihadiste atypique » qui pourtant sortait en boîte de nuit quelques jours avant les faits et courait les filles ?

Comment expliquer l’incroyable incompétence du Raid qui a tout fait pour ne pas l’arrêter vivant, ce qui a suscité de très vives critiques de la part du fondateur du GIGN ? Pourquoi il a fallu aux meilleures unités de police de France (et du monde) près de 32h pour neutraliser un gamin de 23 ans pour à la fin l’abattre en usant plus de 300 cartouches ? N’était-il pas possible, comme le soulignent certains observateurs, à ces centaines de fonctionnaires de police disposant de tant de moyens techniques de le neutraliser avec, par exemple, des gaz endormissants ou lacrymogènes ?

Comment expliquer, comme l’a très justement fait remarquer le chercheur Laurent Muchielli, la très probable « immixtion politique » dans la gestion de cette saga policière ? Pourquoi M. Guéant a-t-il pris la charge de l’enquête alors que cela constitue une violation flagrante du code de procédure pénale ? Pourquoi tant de mise en scène dans les apparitions de M. Guéant et de M. Sarkozy ? Pourquoi les médias insistaient toujours sur l’origine algérienne de ce gamin de cité, né en France et scolarisé à l’école de la République, quand on a naturellement bien moins mis en évidence l’ascendance maghrébine des militaires de Montauban ?

Comment expliquer que Christophe Barbier nous dise, quelques jours avant ces tueries abominables, que « seul un cataclysme capable de fédérer les Français autour de son président peut offrir une chance de réélection à Sarkozy » ? Pourquoi tout cela arrive un mois avant l’élection présidentielle ? Pourquoi, alors que Merah était fiché et surveillé, il ait pu se doter d’un arsenal de fusils, kalachnikov et explosifs alors même que son casier judiciaire était déjà bien fourni ? Pourquoi un tel laxisme alors que des témoins avaient mis en garde les autorités et la préfecture sur le caractère dangereux du jeune homme ?

Pourquoi toujours inviter dans les plateaux de télévision des personnes dont la légitimité est inexistante et qui demeurent aux yeux des médias et des hommes politiques les interlocuteurs légitimes d’une communauté musulmane qui ne les a pas choisis? Pourquoi Hassan Chalgoumi passe quasiment tous les jours à la télévision alors que tout le monde connait son absence totale de crédibilité auprès des musulmans de base ? Pourquoi ne jamais évoquer ces liens de soumission avec le CRIF, officine israélienne dont certains des responsables ont osé affirmer qu’il fallait trouver dans le reportage de Charles Enderlin sur Mohamed Al Durra une part de responsabilité dans l’horreur de Toulouse ? [...]

Un peuple n’est jamais autant manipulable que quand il a peur. Et malheureusement l’histoire nous donne des leçons mais elle a peu d’élèves.

Paix.

source : ajib.fr

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