LE CHAT DE LA STREET T.V.

jeudi 19 avril 2012

PALESTINE: BARGHOUTI EMPRISONNÉ A VIE SANS RAISON PAR L’ARMÉE SIONISTE

Marwane Barghouti, condamné sur la base d'accusations de meurtres montées de toute pièce à cinq peines à perpétuité consécutives plus 40 ans en 2004, reste en cellule d'isolement dans une prison Israélienne.


Marouane Barghouti a comparu en justice à Jérusalem le 26 janvier, refusant de témoigner dans le cadre d'une poursuite privée américaine contre le dirigeant Palestinien portant sur des attentats perpétrés de la seconde Intifada entre 2000 et 2005. Il s'est exprimé vigoureusement en Anglais, Arabe et Hébreu face aux juges et aux journalistes.

L'ancien secrétaire-général du parti Fatah en Cisjordanie a déclaré que le conflit Israélo-Palestinien ne serait résolu que par la fin de l'occupation et le retrait Israélien sur les frontières d'avant 1967.

Barghouti a également appelé les Palestiniens à poursuivre leur lutte populaire contre l'occupant Israélien.

La Société des prisonniers palestiniens a annoncé le jour suivant que, à son retour à la prison d'Hadarim, Barghouti avait été placé en cellule disciplinaire, ce qui est loin d'être nouveau puisqu'il a déjà passé près de trois ans en cellule d'isolement.

Le leader du Fatah, partisan d'une solution à deux États, lui qui avait apporté son soutien aux accords d'Oslo signé par l'ancien président Yasser Arafat et le premier ministre Israélien Yitzhak Rabin, rejette désormais le dit processus de paix comme une diversion.

Rabin fut, bien entendu, assassiné par la suite par l'extrémiste sioniste Yigal Amir, depuis lors les gouvernements Israéliens successifs n'ont démontré aucune volonté de parvenir à une solution négociée.

Barghouti s'est saisi de l'occasion du 47ème anniversaire de la fondation du Fatah, le 3 janvier, pour publier une déclaration via sa femme Fadha, qui lui rend visite tous les quinze jours, recommandant que l'on mette de côté les négociations et que tous les efforts du peuple Palestinien se tournent vers d'autres moyens d'affirmation des droits nationaux Palestiniens.

« Il l'a dit parce que, depuis 18 ans, les seules choses que nous ont apporté les négociations, ce sont plus de colonies et plus d'occupations », a-t-elle expliqué.

« Même le jour de son procès au tribunal, il a toujours évoqué la solution à deux États comme la solution ultime. Qu'il ne croit pas dans les négociations actuelles, et leur chance d'aboutir, ne signifie pas qu'il ne croit pas à une solution à deux États ».



Fadha Barghouti a insisté sur le fait que la priorité de son mari reste de conclure un gouvernement d'unité entre Fatah et Hamas dans les intérêts de la réconciliation Palestinienne et de l'unité nationale.

« L'important, c'est de parvenir à un accord unitaire », a-t-elle tout simplement affirmé.

Le prisonnier connu comme le Mandela Palestinien – avec une comparaison qui n'est sans doute juste pour aucun des deux – partage toutefois au moins deux similitudes avec le dirigeant libérateur Sud-africain.

Il a été condamné à passer le reste de sa vie en prison et il a été diffamé comme terroriste par ceux qui terrorisent quotidiennement un peuple colonisé.

Nombre d'hommes politiques Israéliens, dont l'ancien ministre de la justice Yossi Beilin, architecte d'Oslo, rejettent la caractérisation de Barghouti comme terroriste.

Beilin affirme que Barghouti « est un dirigeant politique et non un terroriste » et il estime qu’Israël a fait une grosse erreur en ne libérant pas dans le cadre de l'accord de libération du soldat Israélien Gilad Shalit.

Fadha Normal insiste bien sur le fait que son mari n'est pas « un prisonnier normal, comme les autres et le peuple ne laissera pas son incarcération se poursuivre éternellement ».

Elle pense d'abord aux Palestiniens, mais, tout comme pour Mandela, les autres peuples ont une responsabilité en exigeant des changements dans l'attitude de leurs gouvernements respectifs vis-à-vis des politiques de répression d’Israël et en faisant pression pour obtenir la libération de Barghouti et de tous les prisonniers politiques.



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