LE CHAT DE LA STREET T.V.

lundi 4 juin 2012

PALESTINE: GREVE DE LA FIN D'UN FOOTBALLEUR DANS LES PRISONS ISRAÉLIENNE !!

Mahmoud est emprisonné par Israël depuis trois ans, après avoir été arrêté par les militaires israéliens le 22 juillet 2009 au check-point d’Erez dans la bande de Gaza alors qu’il rejoignait l’équipe de football nationale palestinienne au camp de réfugiés de Balata en Cisjordanie (près de Naplouse).



Après son arrestation, il a été transféré à la prison d’Ashkelon où il a été interrogé pendant 30 jours, avant d’être mis en détention le 23 août 2009 en application de la « Loi sur les combattants illégaux » d’Israël. Addameer, organisation des droits de l’homme et de soutien aux prisonniers, a déclaré que « en pratique, la Loi sur les combattants illégaux accorde encore moins de protections aux détenus que celles, rares, permises par la détention administrative en Cisjordanie », et elle autorise l’État israélien à tenir enfermé les Palestiniens de Gaza pour des périodes indéterminées sans inculpation ni procès.

Mahmoud a commencé la grève de la faim le 19 mars 2012, pour protester contre sa détention sans inculpation ni procès, exigeant d’être informé des raisons de ses trois années de détention et de pouvoir se défendre, comme c’est son droit le plus fondamental en vertu du droit international. Après avoir commencé sa grève de la faim, il a été transféré à la prison du Naqab le 8 avril, puis mis à l’isolement à la prison d’Eshel. Le 16 avril, il a été conduit à l’hôpital de la prison de Ramleh, en raison de la détérioration de sa santé. Il est aujourd’hui (24 mai) à son 67e jour de grève de la faim, une étape extrêmement dangereuse où il peut mourir à tout moment.

Il est l’un des plus de 4400 Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes en violation des articles 49 et 76 de la Quatrième Convention de Genève (1), qui interdisent le transfert de personnes sous occupation (les Palestiniens) dans le territoire de l’occupant (Israël). Les violations graves de ces articles sont jugées comme étant des crimes de guerre en vertu du droit international.


Pour nous, il est insupportable de voir qu’Israël a été choisi pour accueillir le Championnat d’Europe des moins de 21 ans de l’UEFA en 2013 et qu’il se prépare à participer aux Jeux Olympiques de Londres, pendant que, régulièrement, il arrête, torture, emprisonne et tue des Palestiniens, notamment des joueurs de football, en toute impunité. Ce n’est pas respecter les règles du jeu. Le sport doit faire preuve de solidarité.

En tant que membres de la famille de Mahmoud, nous appelons toutes les personnes de conscience à exiger sa libération immédiate, et à faire pression sur les gouvernements et organisations internationales pour contraindre Israël à se conformer aux normes les plus élémentaires du droit international. En particulier, nous demandons aux autres footballeurs et athlètes de manifester leur soutien à Mahmoud : ne pas se taire quand la cruauté et l’arbitraire des Israéliens anéantissent les aspirations d’un athlète plein d’avenir et qu’ils gardent, dans leurs prisons, des milliers d’êtres humains dans des conditions inhumaines. Nous demandons aux équipes sportives et aux fan-clubs antiracistes de soutenir Mahmoud et tous les prisonniers politiques palestiniens. Votre voix peut contribuer à sauver sa vie et à une petite victoire contre l’injustice.

Il est temps de mettre fin aux crimes israéliens perpétrés en toute impunité, et d’exiger la libération de tous les Palestiniens détenus illégalement par Israël, dont les prisonniers palestiniens qui, à l’instar de notre cher Mahmoud, sont en grève de la faim pour leur dignité et leur liberté.

Mahmoud Kamel Muhammad Sarsak

Père de Mahmoud

Campagne populaire palestinienne contre le Mur d’apartheid


(1) Quatrième Convention de Genève :


Article 49. - Les transferts forcés, en masse ou individuels, ainsi que les déportations de personnes protégées hors du territoire occupé dans le territoire de la Puissance occupante ou dans celui de tout autre Etat, occupé ou non, sont interdits, quel qu’en soit le motif.


Toutefois, la Puissance occupante pourra procéder à l’évacuation totale ou partielle d’une région occupée déterminée, si la sécurité de la population ou d’impérieuses raisons militaires l’exigent. Les évacuations ne pourront entraîner le déplacement de personnes protégées qu’à l’intérieur du territoire occupé, sauf en cas d’impossibilité matérielle. La population ainsi évacuée sera ramenée dans ses foyers aussitôt que les hostilités dans ce secteur auront pris fin.


La Puissance occupante, en procédant à ces transferts ou à ces évacuations, devra faire en sorte, dans toute la mesure du possible, que les personnes protégées soient accueillies dans des installations convenables, que les déplacements soient effectués dans des conditions satisfaisantes de salubrité, d’hygiène, de sécurité et d’alimentation et que les membres d’une même famille ne soient pas séparés les uns des autres.


La Puissance protectrice sera informée des transferts et évacuations dès qu’ils auront eu lieu.


La Puissance occupante ne pourra retenir les personnes protégées dans une région particulièrement exposée aux dangers de la guerre, sauf si la sécurité de la population ou d’impérieuses raisons militaires l’exigent.


La Puissance occupante ne pourra procéder à la déportation ou au transfert d’une partie de sa propre population civile dans le territoire occupé par elle.


Article 76. - Les personnes protégées inculpées seront détenues dans le pays occupé et si elles sont condamnées, elles devront y purger leur peine. Elles seront séparées si possible des autres détenus et soumises à un régime alimentaire et hygiénique suffisant pour les maintenir dans un bon état de santé et correspondant au moins au régime des établissements pénitentiaires du pays occupé.


Elles recevront les soins médicaux exigés par leur état de santé.


Elles seront également autorisées à recevoir l’aide spirituelle qu’elles pourraient solliciter.


Les femmes seront logées dans des locaux séparés et placées sous la surveillance immédiate de femmes.


Il sera tenu compte du régime spécial prévu pour les mineurs.


Les personnes protégées détenues auront le droit de recevoir la visite des délégués de la Puissance protectrice et du Comité international de la Croix-Rouge, conformément aux dispositions de l’article 143.


En outre, elles auront le droit de recevoir au moins un colis de secours par mois.




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