LE CHAT DE LA STREET T.V.

samedi 16 juin 2012

PALESTINE: ISRAËL A SPOLLIÉE 1/4 DE MILLION DE PALESTINIENS DE LEURS DROITS DE SÉJOUR ENTRE 1967 ET 1994

Un Palestinien qui vit 7 ans ou plus à l’étranger perd son droit de retour à Jérusalem-Est conformément aux procédures israéliennes actuelles





Près d’un quart de million de Palestiniens - 100.000 résidents de Gaza et 140.000 résidents de Cisjordanie ont été spoliés de leurs droits de séjour entre ’67 et ’94, c’est ce que rapportait mardi un quotidien israélien.

En conséquence, près de 240.000 Palestiniens ayant quitté le territoire ont l’interdiction de jamais revenir, beaucoup d’entre eux étant des étudiants ou de jeunes professionnels qui travaillent à l’étranger pour soutenir leur famille, rapporte le quotidien israélien Haaretz.

Les données concernant les droits de séjour ont été fournies par le coordinateur des activités gouvernementales dans les Territoires (COGAT) au Ministère de la Défense, en réponse à une requête dans le cadre de la liberté d’information introduite par [l’ONG israélienne] Hamoked (Le Centre pour la Défense de l’Individu).

Selon ces données, 44.730 Gazaouis ont perdu leur droit de séjour pour absence du territoire pendant 7 ans ou plus. 54.730 autres ont vu leurs droits de séjour révoqués parce qu’ils ne répondaient pas au recensement de 1981, tandis que les 7.249 autres ont vu leurs droits de résidence révoqués parce qu’ils ne répondaient pas au recensement de 1998.

Quelque 15.000 de ces personnes spoliées de résidence sont maintenant âgées de 90 ans ou plus selon Haaretz.

Si Israël n’avait pas suivi une politique de révocation des droits de séjour contre ceux qui quittaient la zone pour une période longue, la population de Gaza serait aujourd’hui plus de 10 % plus nombreuse qu’avec son taux de croissance actuel de 3,3 % l’an.

Quant aux résidents de Cisjordanie partant pour l’étranger, ils devaient laisser leur carte d’identité au poste frontière. Ces Palestiniens recevaient un permis spécial valable pour trois années, selon Haaretz. Le permis pouvait être renouvelé trois fois, chaque fois pour une année. Mais tout Palestinien omettant de revenir dans les six mois après l’expiration de son permis serait privé de sa résidence sans avertissement.

Le taux de croissance démographique de la population cisjordanienne est actuellement de 3 %. Il aurait été beaucoup plus élevé si Israël n’avait appliqué cette procédure tout au long des 27 années entre sa conquête des territoires en 1967 et l’installation de l’Autorité Palestinienne en 1994.

Hamoked dit que spolier des dizaines de milliers de Palestiniens de leur résidence - et donc les exiler effectivement de leur patrie - est une grave violation du droit international.

Le rapport publié par Haaretz montre qu’une procédure similaire est actuellement appliquée par les autorités palestiniennes aux résidents de Jérusalem-Est. Un Palestinien qui vit à l’étranger sept ans ou plus perd son droit de retour dans la ville. Toutefois, COGAT dit qu’il y avait diverses façons pour les Palestiniens de rétablir leur résidence et que certains Gazaouis qui avaient perdu leurs droits de séjour les ont récupérés plus tard.

Comme beaucoup de ceux qui ont perdu leurs droits de séjour tant à Gaza qu’en Cisjordanie étaient des étudiants ou de jeunes professionnels à l’époque, leurs descendants aujourd’hui peuvent dépasser des centaines de milliers de personnes. Mais des milliers de personnes qui étaient liées à l’Autorité palestinienne ont eu le droit au retour garanti en 1994 ; depuis, d’autres Palestiniens ont été autorisés à revenir, pour des raisons variées.

Le nombre de Palestiniens toujours listés aujourd’hui comme ayant perdu leurs droits de séjour est d’environ 130.000.

Plus de 760.000 Palestiniens - dont le nombre est estimé aujourd’hui à 4,7 millions avec leurs descendants - ont fui ou ont été chassés de leurs maisons pendant la guerre arabo-israélienne qui accompagna la création de l’Etat juif en 1948.

Environ 160.000 Palestiniens sont restés et sont appelés aujourd’hui arabes israéliens.Ils sont environ 1,3 millions de personnes, soit 20 % de la population.



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