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mercredi 28 novembre 2012

ONU : ISRAEL MET LA PRESSION SUR LA PALESTINE POUR QU'ELLE RETIRE SA DEMANDE DE RECONNAISSANCE

Des responsables palestiniens ont affirmé mercredi avoir résisté à des pressions pour renoncer au droit d'utiliser les juridictions internationales contre Israël une fois qu'ils auront obtenu le statut d'Etat observateur à l'ONU.


"Nous aurons une vaste majorité, de plus des deux tiers" des 193 membres de l'Assemblée générale qui doit voter jeudi sur le projet de résolution portant la Palestine au rang d'Etat observateur, a déclaré Hanane Achraoui, membre du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP).

"Il y a eu des efforts très intenses pour essayer de nous faire modifier le texte, il n'a pas changé", a-t-elle assuré lors d'une conférence de presse à Ramallah (Cisjordanie).

"Nous savons qu'Israël, bien sûr, tentait par l'intermédiaire des Etats-Unis et du Royaume-Uni, d'obtenir des engagements qu'il ne serait pas traduit devant la Cour pénale internationale (CPI)", a précisé Mme Achraoui.

"Si Israël n'est pas coupable de crimes de guerre ni de crimes contre l'humanité, il n'a aucune raison de redouter la CPI ou la CIJ (Cour internationale de justice)", a-t-elle souligné.

"Nous nous réservons ce droit comme nous l'entendons et au moment approprié. Si Israël s'abstient d'activités de colonisation, il n'y a pas de raison immédiate et pressante d'y recourir", a-t-elle ajouté.

"Si Israël persiste dans ses violations, alors certainement, il devra assumer ses responsabilités", a-t-elle estimé, espérant que cette éventualité inciterait "Israël à cesser ses violations" des droits palestiniens.

"Israël ne sait pas quoi faire. Certains menacent de mesures extrêmes, d'autres disent qu'il faut attendre pour voir, certains disent +s'ils (les Palestiniens) nous défèrent à la CPI, nous prendrons des mesures+ d'autres encore parlent d'annexion" d'une partie de la Cisjordanie, a affirmé la dirigeante de l'OLP.

Le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Malki a également confirmé qu'"aucun article nouveau n'avait été ajouté (au texte final, NDLR) malgré les pressions en ce sens de certains Etats".

"Certains Etats sont très inquiets de notre possible recours à la CPI et nous ont donc pressés de nous engager à ne pas emprunter une telle voie, mais nous avons refusé", a déclaré M. Malki à la radio officielle Voix de la Palestine, ajoutant que les demandes de limiter les recours aux instances internationales aux actes postérieurs aux nouveau statut avaient également été rejetées.

"Le projet de résolution sera présenté au nom de 60 Etats membres, pas seulement la Palestine", a-t-il indiqué, estimant que le nombre d'Etats co-parrainant le texte atteindrait une centaine jeudi.

Seul un Etat, même observateur, peut adhérer à la CPI, habilitée à engager des poursuites pour crimes commis sur le territoire d'un Etat partie ou par un ressortissant d'un Etat partie.

"Le fait d'être un Etat est très important pour nous et constitue un tournant et une occasion historiques pour que le monde commence à réparer une grave injustice subie par les Palestiniens avec la création de l'Etat d'Israël en 1948", a affirmé Mme Achraoui.

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