LE CHAT DE LA STREET T.V.

mardi 11 décembre 2012

SANTÉ : MANGER DU POISSON NUIT GRAVEMENT AU CERVEAU ?

Pollution des eaux croissante oblige, les poissons contenant des traces, même infimes, de mercure nuiraient au développement du cerveau, certifient deux nouvelles études américaines. 



Non, les menus A,B ou MN2 de votre Japonais ne font pas que du bien. Des études américaines relayées par le site d'actualité américain Global post alertent sur la contamination croissante au mercure chez certains types de thon et d'espadon. Même d'infimes traces de ce métal toxique pourraient nuire au développement du cerveau, attestent ainsi le Biodiversity research institute et le Zero mercury working group,.  

"Ce ne sont pas des effets insignifiants, ce sont des effets significatifs", assène le docteur Edward Groth, conseiller auprès de l'Organisation mondiale de la santé, à l'origine du site lancé en 2010, Mercuryfactsandfish.org. "Nous avons des preuves qui montrent maintenant des effets néfastes se produisant à des niveaux normaux de consommation de poissons ou fruits de mer". 

Nouvelle norme internationale

Des règles plus strictes pourraient donc se révéler nécessaires pour éviter tout risque, même à de faibles niveaux de mercure. C'est notamment la santé des foetus en développement et des enfants qui serait en jeu.  
Les rapports appellent à une nouvelle norme internationale, réduite à environ un quart de la dose maximale américaine actuelle. L'Union européenne recommande ainsi aux femmes enceintes allaitant leur enfant de ne pas manger de thon plus de deux fois par semaine.  
Les auteurs du rapport insistent bien sur le fait qu'ils ne cherchent pas à convaincre les gens d'arrêter de manger du poisson: ils désirent mettre en garde les consommateurs sur les espèces qu'ils intègrent dans leur assiette. 

Thon rouge et espadon à prohiber

Au final, des poissons comme le thon rouge du Pacifique ou l'espadon devraient être purement et simplement évités, vu leur taux de mercure moyen. Des poissons tels le mérou ou le thon germon ne devraient constituer qu'un seul repas par mois. Mais, rassérénons-nous, plus des deux tiers des espèces de poissons les plus couramment vendues peuvent être consommées régulièrement, à l'instar du cabillaud, du saumon, de la morue, de la sardine, du hareng et du bar. 
Depuis les années 1950, les scientifiques mettent régulièrement en garde contre les dangers potentiels du mercure contenu dans ces derniers. Cas emblématique, celui de l'usine de Minamata, au Japon, qui déversait dans la mer des métaux lourds depuis 1932: vingt ans plus tard étaient diagnostiquées une dizaine de milliers d'intoxications. Minamata a donné son nom à la maladie neurologique grave et permanente par intoxication aux composés de mercure, qu'on appelle également hydrargyrisme. 
"Le niveau de mercure dans l'océan Pacifique devrait augmenter de 50% d'ici à 2050, si les tendances actuelles de la pollution se poursuivent sans relâche", relève pour le Global post Richard Gutierrez, directeur exécutif d'une organisation écologiste Ban toxics!  
Ajoutez à cela une responsabilité accrue du consommateur, devant s'attacher à favoriser une pêche durable, comme l'a montré la récente opération Fish fight emmenée par Greenpeace, et sa pétition aux 840.000 signatures, vous obtenez un sacré embrouillamini marin.

source : lexpress.fr


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