LE CHAT DE LA STREET T.V.

mercredi 16 janvier 2013

PALESTINE : Agressions barbare des soldats israéliens sur Samer AL-Issawi (vidéo)

L’avocat Jawad Boulos a déclaré à sa sortie de la salle d’audience "Ce qui est arrivé aujourd’hui à la Cour de pre­mière ins­tance de Jéru­salem, à l’encontre du pri­sonnier Samer al-​​Issawi en grève de la faim depuis 142 jours, est une agression fla­grante, un acte de ven­geance et un message à tous les pri­son­niers en grève."


Samer Al-​​Issawi a été emmené à la salle d’audience à Jéru­salem, sur une chaise rou­lante, pieds et mains liés il est accusé par le parquet de ne pas être en conformité avec la loi, et d’avoir tenté d’influencer des témoins ! Quand il s’approcha de la salle d’audience où sa famille était là à l’attendre, il a essayé de les saluer, ce qui n’a pas plu aux gar­diens et aux forces de "Aln­hacon" qui l’ont agressé et battu lui et les membres de sa famille.

Malgré la blessure visible sur son coup et les dou­leurs dans sa poi­trine dues par la vio­lence des coups qui lui ont été portés, Samer Al-​​Issawi a comparu pendant une demi-​​heure devant le juge qui fina­lement a fait un report d’audience au 27/​12/​2012, après avoir compris que Samer venait de la « cli­nique de la prison Ramleh » et que son état de santé est dif­ficile, en attirant l’attention des gardes sur la nécessité de le faire exa­miner par un médecin.

L’avocat Jawad Boulos ajoute : « que les gardes et les forces de "Aln­hacon" ont agressés de nouveau Samer Al-​​Issawi lorsque il a essayé de parler aux médias en le frappant et en le jetant par terre puis tiré par les mains et les pieds et trans­porté dans une cellule de détention.
Faisant suite à l’agression subie par Samer Al-​​Isaawi et sa famille, la Cour d’instance de Jéru­salem a condamné aujourd’hui 19 décembre Samer Al-​​Issawi et sa sœur Shirin Al-​​Issawi, avocate, qui était venue voir son frère Samer à payer chacun une amende de 2500 shekels et le confi­nement à domicile pendant 10 jours pour cette der­nière ainsi que l’interdiction d’assister à l’audience de son frère Samer, ou l’un des autres membres de sa famille pour une période de 6 mois.

Dans ce contexte, le pré­sident du club des pri­son­niers (Nadi Al-​​Assir) Qad­doura Fares a déclaré que les tri­bunaux sont des lieux où s’applique le droit et non des arènes pour pié­tiner le droit et porter atteinte à la dignité et à la liberté.
Ayman Sharawna


Qad­doura Fares a lancé un appel à tous les orga­nismes de droits humain à œuvrer pour sauver la vie des gré­vistes de la faim Samer Al-​​Issawi 142 jours et Ayman Sha­rawna 172 jours.

Traduction Moncef Chahed, Groupe de travail prisonniers





source : france-palestine.org

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