LE CHAT DE LA STREET T.V.

mardi 19 février 2013

FRANCE : Les crédits a la consommation aident au surendettement ?

Ils n’ont pas tout à fait le profit type des surendettés dressés par la dernière enquête de la Banque de France. Julien* et Sébastien, Mâconnais tous les deux, sont en effet loin d’avoir passé la barre des 55 ans. Néanmoins à 28 et 33ans, les deux hommes connaissent parfaitement ce que remplir un dossier de surendettement veut dire. La dette de Julien est montée à 80 000 euros, celle de Sébastien à près de 25 000 euros.


Pour Julien tout commence par un petit emprunt pour financer les réparations de sa voiture et par un autre pour acheter du mobilier. Le jeune homme tombe ensuite malade, multiplie les arrêts maladies et voit ses revenus diminuer : « Un mois, j’ai perdu 50 % de mon salaire. » Néanmoins, les factures continuent de tomber et Julien, qui vit seul, se sent obligé de souscrire un crédit à la consommation pour s’en sortir. Et, comme souvent dans ce genre d’histoire, c’est avec un nouveau crédit à la consommation que Julien pense pouvoir rembourser ses dettes. Et ainsi de suite… Étranglé financièrement, harcelé par les huissiers jusque sur son lieu de travail, il se décide en 2009 à déposer un dossier de surendettement auprès de la Banque de France.
Un plan de remboursement de 150 euros est mis en place. C’est ainsi que commence une période où Julien tremble à chaque fois qu’arrive un relevé de comptes : « je regarde tous les débits, je ne fais plus du tout confiance aux banques. Ce sont elles qui m’ont encouragé à prendre des crédits, qui me disaient : ‘‘faites encore un crédit, mais pas chez nous’’. » Julien qui, dans les pires moments, a pensé au suicide décrit aujourd’hui le service de surendettement de la Banque de France comme : « Une seconde vie ».

Une voiture neuve pour « faire des économies »

L’histoire de Sébastien n’est pas très différente. Pour lui, tout commence avec des problèmes de santé, et un licenciement à l’amiable. Sébastien décide alors de changer sa voiture essence pour un diesel « pour faire des économies ».
Il emprunte ainsi pour acheter sa voiture neuve. Mais lorsque l’on ne touche que les Assedic, que l’on a des traites à payer et que l’on vit seul, les fins de mois sont vite difficiles. C’est en regardant la télé que Sébastien croit avoir déniché une solution. Il est séduit par la publicité d’une société de crédits à la consommation : « Je n’y connaissais pas grand-chose, ils disaient qu’on ne remboursait que ce qu’on pouvait. Je ne voulais pas m’acheter un écran plat, juste m’en sortir. » Il signe donc un nouveau crédit. « C’était une erreur » juge-t-il aujourd’hui. En 2009, complètement noyé sous les crédits, il dépose enfin son dossier de surendettement. Le jeune homme espère aujourd’hui un effacement de sa dette « pour pouvoir repartir à zéro. »

*Prénom d’emprunt

source : lejsl.com


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