LE CHAT DE LA STREET T.V.

jeudi 21 février 2013

MALI : Violents combats à Gao entre l'armée franco-malienne et des djihadistes



Les combats se poursuivent ce jeudi à Gao, la plus grande ville du nord Mali. Le palais de justice est en flammes, indique l'AFP.
« Nous avons entendu dans la nuit de mercredi à jeudi des tirs à l'arme lourde d'origine indéterminée, à au moins deux entrées de Gao . Nous cherchons des précisions », a déclaré un sous-officier de l'armée malienne, interrogé par téléphone depuis Bamako. Les tirs ont également entendus par d'autres témoins.
Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) a effectivement envoyé des combattants à Gao. « Nos combattants sont entrés mercredi à Gao », a déclaré jeudi Abu Walid Sahraoui, porte-parole du groupe islamiste armé. « Nos troupes ont reçu l'ordre d'attaquer. Si l'ennemi est plus fort, nous allons reculer pour mieux revenir, jusqu'à la libération de Gao », a-t-il ajouté, sans préciser le nombre de combattants envoyés. De source militaire malienne à Gao on évoqué « une quarantaine d'islamistes » présents dans la ville où des combats, entamés dans cette nuit avec des soldats nigériens, se poursuivaient jeudi dans la journée avec des soldats maliens appuyés par l'armée française.
« Nous allons libérer la ville de tous les mécréants » et « c'est une bataille qui ne fait que commencer », a déclaré le porte-parole du Mujao qui occupait totalement Gao depuis fin juin 2012. Et il ajoute qu'à compter de « ce jour, il n'y a plus de Mujao, d'Ansar Dine, de Boko Haram, mais des moujahidine qui vont frapper à Gao, à Tombouctou, et à Kidal », les trois grandes villes du nord du Mali. Le Mujao, Ansar Dine (Défenseurs de l'silam) et Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) sont les trois groupes islamistes armés qui ont occupé pendant plus de neuf mois en 2012 le nord du Mali, y commettant de nombreuses exactions
Située à 1.200 km au nord-est de Bamako, Gao a été reprise aux islamistes armés liés à Al-Qaïda le 26 janvier par les soldats français et maliens . Les 8 et 9 février, Gao a connu les deux premiers attentats-suicides de l'histoire du Mali commis par deux kamikazes morts en se faisant exploser contre un poste de contrôle de l'armée malienne. Le lendemain, de violents combats de rue ont eu lieu dans le centre de la ville entre des soldats français et maliens et des combattants jihadistes infiltrés dans la ville, qui ont fait au moins cinq morts et 17 blessés.





Attentat à la voiture piégée à Kidal

Par ailleurs, Kidal, à 1.500 km au nord-est de Bamako, un « véhicule est arrivé en filant vers le sud-ouest » de la ville et « a explosé à environ 500 mètres du camp occupé par les Français et les Tchadiens. Deux civils ont été blessés, ils sont à l'hôpital », a déclaré à l'AFP un élu de Kidal, information confirmée de source sécuritaire malienne à Bamako. Un fonctionnaire de Kidal a de son côté précisé que l'explosion du véhicule avait eu lieu « à moins d'un kilomètre du camp occupé par les Tchadiens et les Français ». Selon lui, le conducteur du véhicule était sans doute un kamikaze qui  visait le camp. « Mais il est allé exploser avec sa voiture noire dans une cour. Il y a eu un grand bruit (...) Le chauffeur du véhicule a été tué sur le coup. La foule est actuellement sur les lieux de l'explosion », a déclaré l'élu. C'est la première fois qu'une apparente tentative d'attentat à la voiture piégée se produit au Mali.
Les forces françaises avaient repris dans la nuit du 29 au 30 janvier le contrôle de l'aéroport de Kidal, ancien bastion islamiste, et quelque 1.800 soldats tchadiens sont arrivés depuis pour sécuriser la ville. Mais avant même l'arrivée des soldats français, Kidal était passée sous le contrôle d'islamistes se disant « modérés » et du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, rébellion touareg). Ils ont exigé qu'aucun soldat malien, ni ouest-africain, ne soit déployé à Kidal, berceau traditionnel des rébellions touareg contre le pouvoir de Bamako, craignant notamment des exactions visant les communautés arabe et touareg. C'est au nord de Kidal se trouve le massif des Ifoghas où sont retranchés des combattants islamistes puissamment armés, que les soldats français traquent depuis plusieurs semaines, par des opérations aériennes et terrestres. [...]


source : lesechos.fr

Une vidéo de Michel Collon pour vraiment tout comprendre sur la guerre franco-malienne contre une parti de son peuple :





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