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samedi 2 mars 2013

BIG BROTHER : " Échelon " Un réseau d'espionnage international des communications (reportage)



Les 22 et 23 février 2000, le Parlement européen examinait un rapport sur le fonctionnement d'un réseau d'écoute anglo-saxon baptisé Echelon

Créé aux états-Unis pendant la guerre froide pour l'interception des transmissions militaires ou diplomatiques, Echelon est un réseau capable de surveiller toutes les télécommunications mondiales (appels téléphoniques, télécopies, messages transmis par Internet).

L'agence responsable de ce programme, la NSA (National Security Agency) emploie en Virginie 38 000 personnes, qui traitent les informations interceptées via des dizaines d'ordinateurs Super Cray. Celles-ci sont décryptées puis filtrées grâce à des dictionnaires de mots-clés performants. Des surveillants des services secrets sélectionnent les messages intéressants et les envoient au gouvernement américain. D'où l'information part ensuite vers les services spéciaux américains ou étrangers et certaines entreprises.

Selon la NSA, ce réseau a pour seule mission de sécuriser les communications des Américains. Mais il est aujourd'hui soupçonné d'espionnage industriel. Quant à nos conversations privées, elles lui sont également accessibles.

L'un des maillons essentiels du réseau anglo-saxon échelon, Benhall Site, est situé à Cheltenham (Grande-Bretagne).

Comment fonctionnent ces " Grandes oreilles "

120 satellites espions et quelques sous-marins interceptent les messages circulant entre satellites ou dans des câbles placés sous l'océan (des manchons équipés de bobines sont placés sur les câbles et captent les champs magnétiques émis à l'intérieur).

Ce rôle trouble d'Echelon dans l'espionnage industriel est sérieusement suspecté par Bruxelles depuis septembre 1998. A cette date, le STOA (Scientific and Technological Option Assesment) pour la fondation Omega de Manchester publie un premier rapport sur ce réseau. L'espionnage des communications n'est pas nouveau et la NSA est depuis longtemps réputée dans le domaine. Mais cette fois l'ampleur de l'organisation est inédite : Echelon informerait non seulement des entreprises aux états-Unis mais également au Canada, en Grande-Bretagne, en Australie et en Nouvelle Zélande. Des bases d'écoute seraient installées dans ces pays mais aussi au Japon et en Allemagne. La Norvège, la Corée du Sud ainsi que la Turquie recevraient, elles aussi, des informations selon une étude de la free Congress Research and Education Foundation qui siège à Washington.

La NSA a envoyé aux membres du Congrès un courrier dans lequel elle entend démontrer qu'elle a pour seule mission de sécuriser les communications des Américains et qu'elle respecte la loi américaine sur la surveillance des renseignements de l'étranger.

Mais ce discours, auquel le Congrès n'a pas encore réagi, ne convainc pas le parlement de Bruxelles. Celui-ci dit disposer de preuves incriminant la NSA et Echelon dans au moins deux affaires industrielles ayant tourné en faveur des états-Unis : la perte d'un marché de 1,4 million de dollars par Thomson au profit de l'Américain Raytheon dans le domaine des radars au Brésil et le contrat perdu par Airbus en Arabie au profit de Boeing Mc Donell Douglas.

Par ailleurs, l'existence d'Echelon pose également la question de l'écoute des conversations privées. Aux états-Unis, des groupes de défense des libertés civiques s'organisent, notamment pour obtenir des réponses claires de la NSA. Un groupe militant contre la surveillance électronique des citoyens a créé un site internet. Est-il, lui aussi, sur écoute ?

 source : terresacree.org







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