LE CHAT DE LA STREET T.V.

vendredi 1 mars 2013

PÉDOPHILIE : 310 hommes ont été interpellés lors de la plus vaste opération jamais montée en France contre des internautes amateurs d’images pédopornographiques.


PARIS (AFP) - Agés de 19 à 70 ans, ils sont chefs d’entreprise, ouvriers, artisans, enseignants, éducateurs, commerçants ou militaires : 310 hommes ont été interpellés depuis lundi lors de la plus vaste opération jamais montée en France contre des internautes amateurs d’images pédopornographiques.

144, qui détenaient des photos ou des vidéos pédopornographiques échangées sur internet, avaient été formellement mis en cause vendredi en fin de matinée dans le cadre de l’opération "Arc-en-ciel".
 NDLR LPLM : Il n’aura pas fallu longtemps pour que la nouvelle règlementation en terme de traque sur internet par la gendarmerie ou la police ne porte ses fruits, rappelez vous il y a quelques semaines il a été rendu possible l’utilisation par la gendarmerie des méthodes de traques employées habituellement par les pédophiles (voir l’article en post scriptum)
Une association de protection de l’enfance italienne "telephono arcobaleno" (arc-en-ciel) avait dénoncé en janvier l’existence d’un site web proposant le téléchargement de ces photos.
Au total, 310 hommes concernés par ces échanges de photos et de vidéos ont été identifiés et interpellés, pratiquement au même moment, dans 78 départements de France et d’outre-mer.
Un gendarme travaillant sur le démantelement d’un réseau pédophile sur Internet en mai 2003 à Orléans  Vingt-quatre ont été mis hors de cause, 144 ont reconnu les faits ou possédaient des images ou des films vidéo pédopornographiques. Les 142 autres étaient encore en cours d’interrogatoire vendredi à la mi-journée. Un homme en état de récidive, traduit mercredi devant le TGI de Valenciennes en comparution immédiate, a été condamné à 12 mois de prison ferme. Deux autres ont été mis en cause pour des atteintes sexuelles sur des mineures de leur entourage.
L’un d’eux, âgé de 51 ans, a été écroué à Caen après avoir été mis en examen pour "détention, diffusion d’images pédophiles et corruption de mineur". Arrêté lundi à Mézidon, près de Lisieux (Calvados), il serait le "personnage-clé du dossier". Des "milliers d’images de jeunes filles principalement" téléchargées sur un site internet pédopornographique ont été découvertes chez lui.
Au total, plus de 1.400.000 photos et 27.000 vidéos pédopornographiques ont été saisies lors de l’opération "dont certaines sont très dures", a expliqué à l’AFP le colonel Jean-François Impini, commandant le service technique de recherches judiciaires et de documentation (STRJD) de la gendarmerie.
L’enquête a été "particulièrement longue", a souligné le colonel Impini qui dirige les cyber-patrouilleurs qui traquent les pédophiles sur internet dans deux unités du STRJD du Fort de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) : la division de lutte contre la cybercriminalité (DLCC) et le Centre national d’analyse des images pédopornographiques (CNAIP).
Ces spécialistes ont découvert, sur un serveur français, que ces images avaient été téléchargées plus de 21.000 fois par près de 10.000 utilisateurs, dont les 310 internautes français formellement identifiés.
Un logiciel, dit "Log-P2P" ("peer to peer", échanges de fichiers), développé depuis cinq ans par un gendarme bordelais et utilisé par des centaines de polices dans le monde, permet de balayer les réseaux d’échange de fichiers. Une fois repérées, ces images sont transmises au Centre national d’analyse des images pédopornographiques (CNAIP), également au STRJD, pour être comparées avec les 500.000 images stockées dans une base de données.
Pendant ce temps, le logiciel "Log-P2P" identifie les diffuseurs. Une demande au fournisseur d’accès, dans le cadre d’une procédure de flagrance, permet alors de remonter vers les pédophiles présumés. Pour chaque internaute présumé amateur d’images pédopornographiques, il a fallu obtenir l’accord du parquet régionalement compétent pour mener une perquisition à domicile et saisir fichiers et ordinateur.
La ministre de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a adressé "ses plus vives félicitations" aux gendarmes d’Arc-en-ciel.



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire