LE CHAT DE LA STREET T.V.

jeudi 21 mars 2013

POLITIQUE : Nicolas Sarkozy mise en examen pour abus de faiblesse


L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy a été mis en examen jeudi à Bordeaux pour abus de faiblesse à l'encontre de Liliane Bettencourt, a indiqué à l'AFP son avocat Me Thierry Herzog, qui a annoncé son intention de "former immédiatement un recours".

Cette décision du juge d'instruction Jean-Michel Gentil a été prise à l'issue d'une confrontation à laquelle ont participé au moins quatre membres du personnel de Mme Bettencourt, selon des sources concordantes.

Me Herzog, a qualifié cette mise en examen "d'incohérente sur le plan juridique", et "d'injuste".
"Je saisirai en conséquence immédiatement la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Bordeaux pour former un recours et pour demander la nullité, notamment de ce chef de mise en examen", a-t-il déclaré à l'AFP.

Me Herzog a indiqué que le juge avait laissé M. Sarkozy sous le statut de témoin assisté pour les faits d'abus de faiblesse qui auraient été commis contre Mme Bettencourt en 2008, et pour les faits de recel qui auraient été commis les 19 janvier et 5 février 2007.

Il s'agit, pour 2008, d'une visite de Mme Bettencourt à l'Elysée en compagnie de son ancien homme de confiance, Patrice de Maistre, et, en 2007, de rencontres entre l'ancien ministre et trésorier de campagne de M. Sarkozy, Eric Woerth, et M. de Maistre.

Sarkozy a sa sortie de chez le Juge
M. Sarkozy est donc soupçonné d'avoir abusé de la faiblesse de Mme Bettencourt, qui n'a plus toutes ses facultés depuis septembre 2006, pour lui demander de l'argent, à l'occasion du rendez-vous "unique", selon Me Herzog, qu'il a eu chez les Bettencourt en février 2007.

L'ancien président a été confronté jeudi à au moins quatre anciens membres du personnel des Bettencourt, dont l'ex-majordome Pascal Bonnefoy, une ancienne femme de chambre, Dominique Gaspard, l'infirmière Henriette Youpatchou, et un autre maître d'hôtel, selon le récit qu'en a fait M. Bonnefoy à son avocat Me Antoine Gillot, qui l'a rapporté à l'AFP.

"L'incohérence" dénoncée par Me Herzog pourrait résider dans le fait que, si M. Sarkozy a commis un abus de faiblesse sur Mme Bettencourt en 2007, cela signifie que l'état de faiblesse de celle-ci était apparent et que l'ancien président s'en est rendu compte. Or, il semble étonnant qu'il n'en soit pas de même un an plus tard, lors du rendez-vous de 2008.

source : lavoixdunord.fr





Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire